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Niger

Niger: les raisons du limogeage de l’ancien ministre des Finances

Massaoudou Hassoumi le 16 février 2016, alors qu'il était à l'époque ministre de l'Intérieur du Niger.
© ISSOUF SANOGO / AFP

Au Niger, le limogeage de l’ancien ministre des Finances, Hassoumi Massaoudou, serait dû à une guerre de leadership entre Hassoumi, secrétaire général du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS), parti au pouvoir, et son président, Bazoum Mohamed. Des consultations, au sommet de la hiérarchie du parti, ont permis de trancher la crise qui couvait. L’ambitieux ministre des Finances a ainsi été remercié du gouvernement pour cause de rébellion.

L’ancien ministre des Finances était en mission de mobilisation des recettes internes, à Maradi, capitale économique du Niger, quand il a appris son limogeage du gouvernement. Pour avoir voulu s’écarter des directives du parti, Hassoumi Massaoudou est aujourd’hui un homme politiquement affaibli, même s’il reste encore le secrétaire général du parti au pouvoir.

Vingt-quatre heures après son départ du gouvernement, il ne s’est toujours pas prononcé sur sa nouvelle situation, à savoir notamment s’il va maintenir une candidature indépendante pour les futures élections présidentielles de 2021.

Selon plusieurs observateurs, ce limogeage sonne comme un avertissement à tous ceux qui seraient tentés de sortir des rangs du parti rose.

Pour régler la question de la candidature aux futures élections présidentielles, des « consultations au niveau supérieur du parti ont eu lieu », précise l'un des treize membres du présidium. Une synthèse a été faite et le nom du président du parti, en la personne de Bazoum Mohamed, a été retenu. Toujours selon cette même source, le congrès du parti validera ce choix, mettant ainsi fin à la guerre de leadership entre Hassoumi Massaoudou et Bazoum Mohamed.

Dans le camp du parti Lumana de l’opposition, on observe, de près, le PNDS qui doit gérer « ses propres contradictions internes », dit-on. Pour le parti MPN, d’Ibrahim Yacoubou, ce limogeage est le produit d’un fonctionnement qui « n’a jamais permis l’expression démocratique » au sein du PNDS –Tarayya.

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