RDC: un rassemblement test pour Martin Fayulu et la coalition Lamuka

Des partisans de Martin Fayulu réclament «la vérité des urnes», ici le 12 janvier 2019, à Kinshasa.
© REUTERS/Kenny Katombe/File Photo

La coalition Lamuka doit tenir meeting ce samedi 2 février à Kinshasa, près de deux semaines après le rejet de son recours par la Cour constitutionnelle de RDC. Martin Fayulu, son candidat à la présidentielle, continue de revendiquer la victoire. Mais à mesure que la communauté internationale reconnaît l'élection de Félix Tshisekedi, sa marge de manœuvre se réduit. Le rassemblement a été autorisé par le gouverneur de Kinshasa André Kimbuta qui en « pris acte » officiellement au cours de la semaine.

« Ça passe ou ça casse », reconnaît un membre de la coalition Lamuka, qui se dit conscient de « l'importance de ce meeting pour la suite du combat » de Martin Fayulu. Qui, lui, entend toujours faire reconnaître ce qu'il appelle « la vérité des urnes ».

Désavoué par la Cour constitutionnelle et de plus en plus seul sur l'échiquier diplomatique, le candidat à la présidentielle va devoir prouver ce samedi qu'il bénéficie toujours d'une forte capacité de mobilisation.

Un rassemblement aux enjeux multiples

Selon Eve Bazaiba, sa porte-parole de campagne, ce sera aussi l'occasion « d'expliquer à la population ce qui s'est réellement passé » à la Cour constitutionnelle et de clarifier ce que sera la stratégie de la coalition dans les prochaines semaines. Quelle posture adopter à l'Assemblée par exemple, tout en refusant de reconnaître les résultats de l'élection ?

L'occasion enfin, selon l'entourage de Martin Fayulu de « réaffirmer la cohésion au sein de sa coalition ». Les organisateurs du meeting assurent qu'en plus de Martin Fayulu, présent à Kinshasa, Jean-Pierre Bemba, Adolphe Muzito et Moise Katumbi à l'étranger eux, pourraient s'adresser à la foule en visioconférence.

Les deux premiers ont récemment réaffirmé leur soutien au candidat malheureux. Mais, au sein de la plateforme Ensemble de Moïse Katumbi, certaines voix discordantes ont commencé à se rallier à Félix Tshisekedi. Tandis que Moïse Katumbi lui-même est resté discret ces dernières semaines.

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