Algérie: la coalition au pouvoir soutient la candidature de Bouteflika à la présidentielle

Le président du MPA, Amara Benyounes (g), le Premier ministre Ahmed Ouyahia, chef du RND (2g), Amar Ghoul, le président du TAJ (d) écoutent le président de l'Assemblée, Mouad Bouchareb, du parti présidentiel FLN, à Alger, le 2 février 2019.
© RYAD KRAMDI / AFP

En Algérie, les quatre partis de la coalition au pouvoir en Algérie ont apporté samedi leur soutien officiel à une candidature du président Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat à l'occasion du scrutin du 18 avril. Agé de 81 ans et au pouvoir depuis 1999, Abdelaziz Bouteflika n'a officiellement pas fait acte de candidature jusqu'à présent. Son état de santé - le président souffre des séquelles d'un AVC survenu en 2013 - est régulièrement source de polémiques.

Dans un communiqué, quatre partis de la coalition au pouvoir affichent officiellement leur souhait de présenter Abdelaziz Bouteflika comme candidat.

« Les partis de l’alliance présidentielle présentent Abdelaziz Bouteflika comme candidat à la prochaine élection présidentielle », peut-on lire dans le communiqué publié à l’issue d’une réunion des dirigeants des quatre formations politiques. Parmi eux, figurent des responsables du gouvernement, à l'image du président de l'Assemblée nationale Mouad Bouchareb ou encore du Premier ministre, Ahmed Ouyahia.

Face à la presse, le chef du gouvernement assure que l'état de santé d'Abdelaziz Bouteflika n'est pas un obstacle.

« Il a eu un AVC, en avril 2013, et il a remporté la présidentielle, en avril 2014, dans ce même état de santé », insiste ce responsable politique.

De son côté, le président sortant reste silencieux sur ses intentions.

Dans l'opposition, plusieurs formations politiques ont annoncé qu'elles ne participeront pas à ce scrutin. C’est le cas du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) qui, à travers ce geste, veut dénoncer « une mascarade » électorale.

Il s’agit également du Front des forces socialistes (FFS) qui a récemment appelé les Algériens à boycotter « activement, massivement et pacifiquement » ce scrutin, prévu le 18 avril.

Les candidats ont jusqu'au 3 mars, à minuit, pour déposer leur dossier.

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