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Guinée Justice

Assassinat d'Aïssatou Boiro: lourdes peines prononcées par la justice guinéenne

A Madagascar, deux journalistes du quotidien national Madagascar Matin sont sous mandat de dépôt, accusés de « diffamation » après la publication, il y a une dizaine de jours, d’un courrier des lecteurs dans lequel trois ministres sont accusés nommément de
© Getty Images/ Romilly Lockyer

Le tribunal de première instance de Dixinn a prononcé lundi 4 février une série de condamnations dans l'affaire de l'assassinat de l'ancienne directrice du Trésor national, Aïssatou Boiro, tuée en 2012 dans son véhicule. Des peines allant de 10 ans d'emprisonnement à la réclusion criminelle à perpétuité. Un verdict très attendu en Guinée.

Sur la vingtaine de personnes jugées, une seule a été acquittée. Il s'agit du colonel Amadou Bangoura. Les autres sont condamnés à au minimum dix ans de prison. Et sur les six condamnés à la peine maximale, quatre ont été reconnus coupables de l'assassinat de l'ex-directrice du Trésor.

Un verdict salué par l'avocat des parties civiles : « C'est un signal fort qui vient d'être donné. Enfin, la famille Boiro peut essuyer ses larmes. Enfin, la famille peut faire son deuil. Désormais, les grands criminels doivent savoir que la justice est là pour sévir. Et que c'est la tolérance zéro dans la lutte contre la criminalité », a déclaré Me Lanciné Sylla.

Si le principal suspect de cette affaire - Mohamed Diallo, dit « Junior », écope de la peine maximale, il n'a pas été reconnu coupable de l'assassinat d'Aïssatou Boiroi, mais de « recel de véhicules issus de vol à main armée », un acte « commis avec violence ayant entraîné la mort ».

Son avocat, Me Jean Baptiste Jocamey, a d'ores et déjà fait savoir qu'il ferait appel du jugement. « Je suis clairement animé par un sentiment d'injustice et d'ailleurs, par rapport à mon client, je suis - en plus de ce sentiment d'injustice - animé par un sentiment de frustration vu l'acharnement qu'il y a eu contre lui. On a tout fait pour qu'il soit au centre de cette affaire. Aucun élément n'a été apporté par le procureur pour dire qu'il était lié de loin ou de près à cela », a-t-il déclaré.

Le meurtre d'Aïssatou Boiro remonte à novembre 2012. Elle était l'une des personnalités les plus importantes dans la lutte contre le détournement de fonds au sein des services de l'Etat.

→(Re)lire: Guinée: assassinat d’Aïssatou Boiro, une femme clé dans la lutte contre le détournement de fonds

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