Cameroun: des dizaines de militants du MRC en détention provisoire

Maurice Kamto, leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, lors d'un meeting à Yaoundé, le 30 septembre 2018.
© MARCO LONGARI / AFP

Une centaine de militants du parti d'opposition Mouvement pour la Renaissance du Cameroun sont passés devant des juges d'instruction jusque tard dans la nuit mercredi 13 février, au tribunal militaire de Yaoundé. En début de soirée, une soixantaine étaient déjà placés en détention provisoire.

C'est un à un que les membres du MRC ont été présentés aux juges d'instruction. Une procédure éreintante qui a repris vers 8h du matin hier. En début de soirée, soixante militants subissaient le même sort que le président de leur parti, Maurice Kamto. Une inculpation notamment pour les chefs d'accusation d'« hostilité à la patrie et  d'insurrection » et une mise en détention provisoire à la prison centrale de Yaoundé. La veille Maurice Kamto et quatre cadres de sa coalition lors de la campagne électorale avaient ouvert le bal. Autre personnalité à subir le même sort : le rappeur engagé Valsero, soutien du MRC durant la présidentielle.

Un vingtaine de militants ont néanmoins été relaxés hier. Les autres encourent une peine allant de dix à vingt ans de prison pour insurrection. L'hostilité à la patrie est même passible de la peine de mort.

Hier soir le directoire du MRC, ou ce qu'il en reste, a organisé une réunion d'urgence afin de déterminer sa stratégie de défense.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.