Togo: émouvant hommage au prêtre salésien tué au Burkina

Vue de la ville de Lomé, au Togo, en octobre 2017.
© AFP/Yannick Folly

Au Burkina Faso, cinq personnes dont quatre douaniers et un prêtre espagnol ont été tués, vendredi 17 février, dans le centre-est du pays, à la frontière avec le Togo. Un poste de contrôle de la douane a été attaqué par une vingtaine d’hommes armés à Nohao, dans la province du Koulpéogo, dans l’est du Burkina. L’émotion est vive au Togo où a vécu le prêtre espagnol Antonio César Fernandez. Il avait quitté Lomé, mercredi, avec deux autres frères et il rentrait à Ouagadougou. Ce prêtre espagnol de 72 ans avait célébré les 50 ans de ses vœux perpétuels, la semaine dernière. Emotion également à Madrid : le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a adressé, sur Twitter, ses condoléances aux familles des victimes de cette attaque.

César Antonio Fernandez faisait partie des quatre premiers missionnaires de la communauté des Salésiens de Don Bosco, arrivés en 1982 au Togo.

Les bons souvenirs laissés par le père César Antonio Fernandez dans la communauté où il a été successivement curé et responsable ne manquent pas. Le père Boris Togbé en parle avec émotion.

Un homme « attentif aux pauvres »

« C’est un choc, dit-il. Il a œuvré très fort au sein de la province. Il vivait dans la pauvreté totale. Il préférait marcher à pied que de prendre la voiture ou la moto. Il était très attentif aux pauvres et aux jeunes », se souvient-il.

Missionnaire dynamique, César Antonio Fernandez a bourlingué entre Lomé, Abidjan et Bobo Dioulasso. A la maison Don Bosco, à Akodéssewa, où il a travaillé à deux reprises, Bertin était souvent avec lui.

« Il aimait les jeunes et le basket. Il jouait avec nous parfois. Il gagnait beaucoup. Nous aussi », dit-il avec beaucoup de tristesse dans sa voix.

Un hommage en musique

Depuis 2016, le père César Antonio Fernandez était envoyé en précurseur à Ouagadougou pour préparer l’installation de la communauté. Il a fait le compte rendu de l’avancement des travaux à leur dernière rencontre tenue à Lomé, du 8 au 13 février dernier.

Daniel, petit garçon d’environ 14 ans, a connu le père César à l’âge de cinq ans. Il faisait de la musique avec lui. Samedi soir, c’est avec sa flûte qu’il est venu pour lui rendre hommage.

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