Cameroun: après le kidnapping de Kumbo, c'est l'émoi dans la région

Patrouille des forces de l'ordre en zone anglophone, au Cameroun (image d'illustration).
© AFP/Alexis Huguet

Les autorités ont annoncé, dimanche 17 février, la libération de 145 personnes, essentiellement des élèves, enlevés samedi dans le collège Saint-Augustin dans la ville de Kumbo par des personnes non identifiées. Cette cité est située dans le nord-ouest, près de Bamenda. C’est l'une des deux régions anglophones du pays où sévit depuis plus de deux ans un conflit armé entre séparatistes et forces de sécurité camerounaises. Les événements de ce week-end ont plongé la région dans un profond émoi.

Le groupe armé des ravisseurs, non identifié, est arrivé dans ce collège le samedi 16 février aux alentours de 5h30. Ils ont arraché élèves et encadrants de leur sommeil et les ont conduits vers une destination inconnue. Au total, après ce kidnapping de masse, les responsables de l’établissement ont dénombré près de 200 personnes manquant à l’appel. Dimanche soir, à la télévision nationale, un communiqué du ministre de la Défense indiquait que 145 otages avaient été retrouvés.

Abandonnés en forêt

Les ravisseurs les auraient abandonnés en forêt alors qu’ils se sentaient cernés par les forces de défense et de sécurité. Le communiqué a précisé que les recherches sont toujours en cours en vue de la libération des autres otages. A Kumbo, localité située à 80 kilomètres de Bamenda, l’émotion était vive durant tout le week-end. Sur toutes les lèvres, il y a les mêmes interrogations : comment a-t-on pu enlever un aussi grand nombre d’élèves alors que la ville est sous couvre-feu permanent ? Comment a-t-on pu les transporter et déjouer la vigilance des forces de sécurité pourtant en masse dans la région ?

Un événement similaire en novembre 2018

En novembre 2018, un événement similaire avait déjà bouleversé la même région. Soixante-dix-neuf élèves avaient été enlevés d’un autre collège confessionnel en plein cœur de Bamenda, ils avaient été remis en liberté, là encore, dans des circonstances restées floues à ce jour.

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