Gabon: inquiétude d’un syndicat de la SEEG un an après l’éviction de Veolia

Le siège de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) à Libreville.
© AFP PHOTO / COUMBA SYLLA

Au Gabon, quel est aujourd’hui le statut juridique de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) ? Il y a un an, l’Etat gabonais avait réquisitionné la société pour une durée d’un an. Ce délai s’est épuisé le 16 février dernier, mais aucune communication officielle pas même de Veolia qui détient encore 51% des actions de l’entreprise. Le principal syndicat de la SEEG tire la sonnette d’alarme.

Le gouvernement est très discret sur le sujet. « La réquisition n’est pas encore terminée », a confié une source au ministère de l’Energie. « Les négociations se poursuivent, le personnel n’a pas à s’inquiéter », a ajouté la source, précisant que le gouvernement communiquera le moment opportun.

Du côté du Syndicat des personnels du secteur eau et électricité du Gabon (SYPEG), l’un des trois syndicats maison, c’est l’inquiétude et la peur. « Le manque de communication crée la confusion et accentue les inquiétudes au sein de notre entreprise et du pays en général », écrit ce syndicat dans un communiqué. L’entreprise sera-t-elle nationalisée ou remise à d’autres privés, s’interroge le syndicat ?

Veolia ne communique pas aussi. L’on se souvient que le 16 février 2018, le gouvernement avait à la surprise générale chassé Veolia du Gabon. Des policiers avaient investi le siège de l’entreprise pour sommer les Français de partir. Surfacturation, pénurie d’eau et délestage étaient les principales récriminations des Gabonais contre le groupe français.

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