RDC: les syndicats mettent la pression sur le nouveau pouvoir

A Kinshasa, un autobus de la compagnie Transco, société de transports en commun de la République démocratique du Congo.
© Junior D. Kannah / AFP

Installé depuis quatre semaines, le nouveau pouvoir a été accueilli par des revendications sociales en République démocratique du Congo (RDC) où la grogne enfle de jour en jour. Les organisations syndicales dénoncent la mauvaise gestion du pays et demandent le remplacement des mandataires des entreprises commerciales du secteur public.

Comme une traînée de poudre, le mouvement de grève, qui a commencé par la société des transports urbains Transco, a fini par gagner plusieurs autres entreprises en République démocratique du Congo (RDC). Surtout celles du secteur public.

Les travailleurs exigent des arriérés de salaires qui datent de plusieurs mois. Dans leurs revendications, ils sont appuyés par les syndicats qui dénoncent, eux, la mauvaise gestion des entreprises publiques et la mauvaise foi dans certaines entités du secteur privé.

« Tous les mandataires de l'Etat gèrent très mal. Ils font des ponctions sur les entreprises pour financer leurs partis politiques, leurs activités politiques, en toute impunité », dénonce Guy Kuku, numéro un de la Confédération démocratique du travail, également président national de l’intersyndicale de RDC.

L’urgence s’impose, explique le syndicaliste : « Le nouveau président doit faire vite pour que l'on puisse remplacer ces mandataires qui ont causé des victimes, des dislocations de foyers, la non-scolarisation des enfants, les "impaiements", les vols... Même l'économie nationale a été impactée par leur mauvaise gestion. »

Guy Kuku considère que les dégâts occasionnés au sein de la population sont énormes. En attendant, c’est à cause de ce mouvement de grève que le directeur général de la société Transco a été suspendu de ses fonctions.

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