Présidentielle au Sénégal: retour sur la journée électorale

Une Sénégalaise s'apprête à voter pour la présidentielle à l'école Adja Mame Yacine Diagne, à Dakar, le 24 février 2019.
© Carmen Abd Ali / AFP

Au Sénégal, les bureaux de vote ont ouvert ce matin à 8h (heure locale) pour les près de 6,7 millions d’électeurs appelés aux urnes pour élire leur président. Cinq candidats sont en lice, qui ont tous appelé à une forte mobilisation. Une journée de scrutin à suivre en direct sur rfi.fr. Les bureaux de vote ont fermé à 18h heure locale.

Notre direct est à présent terminé. Merci à tous ceux qui ont suivi le fil des évènements tout au long de la journée.

Les horaires sont indiqués en temps universel (TU) et heure locale.

Ce qu'il faut retenir :

  • Au Sénégal, ce 24 février, pas moins de 6,7 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes pour élire leur futur président, qui doit succéder au président sortant, Macky Sall.
  • Outre ce dernier, quatre autres candidats sont en compétition pour la magistrature suprême. Il s'agit de Madické Niang, d'Issa Sall, le très religieux candidat du Parti de l'unité et du rassemblement (PUR), d'Ousmane Sonko, le candidat du Pastef (Patriotes du Sénégal pour le travail, l'éthique et la fraternité) et d'Idrissa Seck, pour la coalition Idy 2019.
  • Malgré l'impréparation à certains endroits et l'insuffisance des contrôles, le scrutin s'est globalement déroulé dans le calme, loin des aléas des législatives de 2017.
  • La participation en fin d'après-midi était estimée entre 55% et 70% dans certains quartiers de Dakar. Les quelque 32 000 Sénégalais inscrits sur les listes électorales en France ont cependant été moins nombreux à se déplacer: à peine 11% de participation à la mi-journée pour Paris, où le consulat avait mis en place des bureaux de vote aux Docks, en banlieue.

19h : opérations de dépouillement en cours

18h00 : fermeture officielle des bureaux de vote.

Le centre de vote de HLM Grand Yoff, à Dakar, ferme ses portes après le vote pour la présidentielle, le 24 février 2019. © RFI/William de Lesseux

A l'école HLM-Grand Yoff, à Dakar, le dépouillement devrait prendre une heure environ, note notre correspondant sur place. Il sera réalisé en présence d’observateurs internationaux mais aussi des représentants des partis. A l’heure de la fermeture, on ne trouvait ni retardataire ni longues files d’attente. Les citoyens ont en effet pris leurs dispositions. Ce centre de vote est à l’image du Sénégal. Le scrutin s’est bien déroulé à l’échelle du pays. Aucun incident notable n’est à signaler ce soir.

Cependant, des électeurs et des observateurs ont rapporté que certains inscrits ne figuraient pas sur les listes électorales de leur bureau de vote. La Commission électorale autonome (CENA) assurait en fin de journée que ces dysfonctionnements avaient été réglés et que les présidents des bureaux de vote avaient été informés pour accompagner les électeurs concernés.

Le chiffre de la participation sera désormais particulièrement déterminant pour le scrutin. Il n'existe pas d’estimation pour l’heure au niveau national mais dans le grand centre de vote HLM-Grand Yoff, qui comporte dix bureaux de vote et près de 6 000 inscrits, 65% des électeurs étaient venus voter à 17h, le tout dans la commune d’arrondissement la plus peuplée de la ville de Dakar.

17h00 : Le calme plat a succédé à l'euphorie de ce matin au quartier Biscuiterie de Dakar. Les 18 bureaux de l'école Biscuiterie sont désormais quasiment déserts, note notre correspondant sur place. Les derniers électeurs qui se présentent sont souvent ceux qui ont travaillé ce dimanche ou qui ne voulaient pas faire la queue dans la matinée. A 16h, la participation y variait entre 55% et 70%.

Cette journée électorale qui s'achève s'est déroulée dans le calme à Dakar. Chacun des cinq candidats avaient appelé à un vote apaisé. Fidèles à leur tradition, les Sénégalais ont voté dans la tranquilité. En 2017, l'organisation des législatives, avec le nouveau fichier électoral et la nouvelle carte électorale, avait parfois été chaotique.

On compte beaucoup moins de difficultés pour cette présidentielle dans la capitale. Le principal problème rencontré était celui des électeurs qui se présentaient dans un bureau mais qui votaient en fait dans un autre. Les responsables les ont le plus souvent réorientés.

Ce vote va se terminer d'ici 1h. Les équipes des 18 bureaux de l'école Biscuiterie se préparent donc, en présence des représentants des cinq candidats à la présidence, pour la prochaine étape : le dépouillement.

Des Sénégalais attendent de pouvoir voter pour la présidentielle, à Fatick, dans l'ouest du pays, le 24 février 2019. © REUTERS/Zohra Bensemra

15h20 : La première dame sénégalaise, Marem Faye Sall, était également présente à Fatick où votait son époux, le président sortant Macky Sall.

La Première dame sénégalaise Marem Faye Sall le 24 février 2019 à Fatick. © REUTERS/Zohra Bensemra

Sur le réseau social, son époux, le président sortant Macky Sall a exhorté les Sénégalais à accomplir leur devoir citoyen dans la paix et la sérénité pour « décider de ce que nous ferons des cinq prochaines années ».

15h00 : La cheffe de la mission d'observation de l'Union européenne (UE), Elena Valenciano, a dressé un premier bilan du scrutin. « Ces premières heures du scrutin, cette ouverture est évaluée positivement par 95% de nos observateurs, a-t-elle déclaré. Dans un bureau de vote sur cinq, nos observateurs ont relevé un manque de préparation des membres du bureau de vote. Dans un nombre significatif de cas, le contrôle des doigts encrés s'est révélé insuffisant à l'entrée des bureaux de vote. Il est encore trop tôt pour pouvoir se prononcer d'une façon significative et rigoureuse. On doit attendre le déroulement de la journée ».

Elena Valenciano, à la tête de la Mission d'observation de l'Union européenne pour l'élection au Sénégal. © RFI/Guillaume Thibault

14h45 : Les cinq candidats à la présidentielle ont voté dans la matinée dans les différentes communes où ils sont inscrits, un geste qu'ils ont tous accompagné de déclarations.

  • Madické Niang a voté à Touba, la ville sainte de la confrérie mouride. « Jusqu’a présent, nous n’avons aucune information menaçant sérieusement la légitimé du vote, a-t-il déclaré. L’équité des droits est mon premier souci, je ne suis pas au-dessus de la loi ».
Madické Niang, alors ministre sénégalais des Affaires étrangères à Moscou, le 8 février 2011. © Alexander Natruskin / Reuters
  • Issa Sall, le très religieux candidat du Parti de l'unité et du rassemblement (PUR) a lui voté dans son fief de Tattaguine où il n’y avait pas beaucoup d’électeurs présents : « Même s’il n’y a pas une forte affluence, cela augure une bonne élection qui se passe dans le calme », a-t-il assuré.
Issa Sall, candidat à la présidentielle. © SEYLLOU / AFP
  • A 25 kilomètres de là, à Fatick, sa ville natale, Macky Sall a déposé son bulletin dans l’urne. « Je tiens à saluer la maturité du peuple sénégalais, la forte mobilisation » a déclaré le président sortant avant d’ajouter : « Au terme de cette élection, celui qui sera choisi devra être le président de tous les Sénégalais. J'espère évidemment que ce sera moi ».
Le président sortant Macky Sall dépose son bulletin dans l'urne le 24 février 2019 pour l'élection présidentielle au Sénégal. © Photo: Seyllou/AFP
  • A Thiès, à 70 kilomètres de Dakar, Idrissa Seck a lui appelé à « la sérénité et au calme afin que le peuple souverain puisse exprimer librement sa volonté de changement ».
L'ancien Premier ministre sénégalais Idrissa Seck. © AFP/George Gobet
  • Enfin, Ousmane Sonko, le candidat du Pastef (Patriotes du Sénégal pour le travail, l'éthique et la fraternité) a voté à Ziguinchor où il a déclaré : « Il est temps qu’au Sénégal on tourne une page. Nous espérons que nous serons les vainqueurs de cette élection. Mais si tel n’est pas le cas, si les élections se déroulent de manière transparente, nous féliciterons le vainqueur ».
Le candidat à l'élection présidentielle au Sénégal, Ousmane Sonko. © SEYLLOU / AFP

14h30 : Il y a environ une heure, Issa Sall, le très religieux candidat du Parti de l'unité et du rassemblement (PUR), a également annoncé sur le réseau social Twitter avoir voté dans son fief de Tattaguine, à 100 kilomètres à l'est de Dakar.

►Présidentielle au Sénégal: Issa Sall en campagne dans la région de Touba

14h20 : Sur le réseau social Twitter, Madické Niang a indqué s'être « acquitté de son devoir civique » en votant. Il devait le faire dans la ville sainte des mourides, Touba.

Présidentielle au Sénégal: Madické Niang en meeting à Joal

13h30 : Le Consulat du Sénégal en France a organisé le scrutin présidentiel de ce 24 février 2019 sur les Docks de Paris. Au total, 32 000 Sénégalais sont inscrits sur les listes électorales en France. A la mi-journée, le taux de participation était de 11%, selon les premières estimations de la Commission électorale.

Des Sénégalais inscrits sur les listes électorales votent pour la présidentielle aux Docks de Paris, à la Plaine Saint-Denis, le 24 février 2019. © RFI/Sylvie Koffi

Présidentielle 2019: les Sénégalais de France appelés aussi aux urnes

12h00 : A Ziguinchor, dans la grande région méridionale de la Casamance, les opérations de vote se déroulent dans le calme et la sérénité avec une forte participation des jeunes. Ecoutez le reportage de notre envoyée spéciale sur place :

Ce sont des jeunes impliqués. C'est la démocratie. Malheureusement d'autres pays africains n'ont pas cette chance.

Présidentielle au Sénégal: forte mobilisation des jeunes à Ziguinchor
24-02-2019 - Par RFI

Dans le bureau de vote numéro trois de l’école François Ntab de Ziguinchor, Bernard Boissy est arrivé très tôt. Il est le premier électeur. « Le président qu’on va choisir, on veut qu’il travaille pour nous, pour le bien de notre nation, déclare-t-il. Un bon président, pas un président qui promet et ne fait rien ».

Un des trois bureaux de vote installés au dispensaire Santia Ba, à Ziguinchor, dans le sud du Sénégal, le 24 février 2019. © Carine Frenk/RFI

La plupart des électeurs ont déjà fait leur choix et souvent depuis assez longtemps mais il y a encore quelques indécis, comme Oumy Sané, une jeune femme de 24 ans qui va voter pour la première fois. « Je n’ai pas encore fait mon choix, explique-t-elle. Moi, il y en a un qui me plaît beaucoup. En fait, c’est un homme intègre, juste, courageux, en plus. Mais il y a un autre qui me plaît aussi, parce que c’est un homme qui a apporté du changement. Mais on ne sait pas si ça va continuer ou pas. Donc, je ne veux pas choisir pour ensuite regretter. Mais à l’intérieur, je vais me décider. Ça va aller ».

Des électeurs devant un bureau de vote installé dans le dispensaire Santia Ba, à Ziguinchor, au Sénégal, le 24 février 2019. © Carine Frenk/RFI

Il y a beaucoup de monde dans la cours d’école et phénomène plutôt nouveau, beaucoup de jeunes electeurs. Aziz et Ram l’ont remarqué aussi. « J’ai 71 ans, dit l'un d'eux. J’ai été très surpris. C’est la première fois que je vois cette forte mobilisation des jeunes. C’est bien. Leur destin est en jeu ». « Ces jeunes-là sont impliqués, poursuit l'autre. Ce sont des jeunes responsables qui doivent faire leur choix. Malheureusement, d’autres pays africains n’ont pas cette chance ».

Des électeurs devant un bureau de vote installé dans le dispensaire Santia Ba, à Ziguinchor, au Sénégal, le 24 février 2019. © Carine Frenk/RFI

11h30 : Mariama Diouf fait la queue devant son bureau de vote, dans cette école de Pikine, dans l'est de Dakar. Elle est venue tôt ce matin. « Pour accomplir mon devoir de citoyen et rentrer tranquillement chez moi attendre les résultats, explique-t-elle à notre correspondant sur place. Cela se passe bien. Je souhaite que le vote se déroule dans le calme, que tout un chacun vote pour son candidat et que le meilleur gagne ».

Son doigt est marqué à l’encre indélébile : un signe qui ne trompe pas. Youssouf Niane vient de voter. « Je suis vraiment content, déclare-t-il. Il faut jouer l’acte de la citoyenneté, quand même. Quelles qu’en soient les difficultés de la vie ou bien quel que soit ce qui va se passer, si c’est de gauche ou si c’est de droite, il faut voter quand même ».

Dans le centre, 7 000 inscrits sont attendus tout au long de la journée. Il faut parfois s’armer de pédagogie. « Chaque fois, il y a des gens qui font des erreurs, mais je les rectifie, explique Raki Gueye, la cheffe de bureau. Par exemple, il y a une dame qui est là, qui a laissé l’enveloppe dans l’isoloir. Donc je lui ai demandé d’aller la chercher et de la mettre dans l’urne ».

Pour elle, le principal défi de cette journée est « d'accueillir le maximum d’électeurs ». Après le vote s’organisera le dépouillement, un nouveau défi car il faudra compiler les résultats du centre en une heure.

10h30 : Le défilé des électeurs s’est engagé dans le calme, avec fluidité, dans une école du quartier Biscuiterie, à Dakar, reconvertie en bureau de vote. Chauffeur, Bathié Faye sort du bureau numéro un, satisfait. « Nous sommes tous des frères et sœurs, déclare-t-il. C’est la démocratie. Nous sommes tous les mêmes. Venez voter massivement. Que le meilleur gagne ».

Pour réguler la forte affluence, les forces de l’ordre aiguillent les électeurs. Le doigt encré, Samba Ndong a voté pour la continuité. « C’est Macky, assène-t-il. Tout Sénégalais digne de ce nom devrait voter pour la coalition Benno Bokk Yakaar, pour la paix et le développement de notre cher Sénégal ».

Un électeur sénégalais montre son doigt encré le 24 février 2019 dans une école du quartier Biscuiterie, à Dakar, reconvertie en bureau de vote, pour la présidentielle. © RFI/Guillaume Thibault

A 69 ans, Mohamadou Diawara est retraité. Déçu par le président sortant, il souhaite le changement. « Un bon président c’est quelqu’un qui prend en compte les aspirations du pays et non les aspirations de sa famille et de ses amis, estime-til. Voilà. Il faut qu’il y ait un réel changement dans le vécu des gens ».

Responsable du bureau numéro un, El Hadj Malik Bass est satisfait. Contrairement aux législatives de 2017, tout se passe bien. « Et à 18h, on dépouille », conclut-il.

C’est la démocratie. Nous sommes tous les mêmes. Venez voter massivement. Que le meilleur gagne.

Présidentielle au Sénégal: les attentes des électeurs à la Biscuiterie, à Dakar
24-02-2019 - Par RFI

10h20 : A Pikine, dans l'est de Dakar, comme dans la capitale sénégalaise elle-même, des électeurs montrent leur doigt encré après avoir voté.

09h20 : Le président sortant, Macky Sall, candidat à sa réélection, dépose son bulletin dans l'urne et montre son doigt encré dans un bureau de vote de Fatick, sa ville natale, dans l'ouest du pays.

Le président sortant Macky Sall, candidat à sa réélection, dépose son bulletin dans l'urne à Fatick, sa ville natale, le 24 février 2019, dans l'ouest du Sénégal. © REUTERS/Zohra Bensemra

► (Ré)écoutez le débat africain -> Sénégal: quel bilan pour Macky Sall?

09h00: La ville de Ziguinchor, dans le sud du Sénégal, en Casamance, compte neuf bureaux de vote. Ce matin, si une centaine d’électeurs attendaient patiemment dans la cour ce matin avant l'ouverture des bureaux, peu de salles de classes étaient prêtes pour les accueillir.

Centre-ville de Ziguinchor, au Sénégal. © Wikimedia Commons

Ziguinchor se situe dans la région d’origine du candidat Ousmane Sonko. Face à lui, le président sortant Macky Sall est bien déterminé à remporter cette région importante et symbolique. Il y avait été battu au premier tour de la présidentielle de 2012. Macky Sall a depuis beaucoup fait pour cette région et défend à présent son bilan.

Présidentielle au Sénégal: Ousmane Sonko, l’étoile montante

Ousmane Sonko, l’enfant du pays, qui va d’ailleurs voter à Ziguinchor ce matin, fait figure de challenger numéro un. Il incarne le candidat nouveau, antisystème, du franc-parler. Son discours remporte un franc succès, surtout chez les jeunes, et Ousmane Sonko fait la fierté de toute une région. Reste à voir comment cela va se traduire dans les urnes.

Sénégal: l’engouement des jeunes pour la campagne électorale

08h50 : Les cinq candidats vont chacun aller voter dans leur fief. Aucun candidat ne vote à Dakar aujourd’hui. Idrissa Seck, allié à Khalifa Sall, l’ex-maire de Dakar, est à Thiès, dans son bastion électoral. Ousmane Sonko, lui, est en Casamance, à Ziguinchor. Madické Niang est présent à Touba, la ville sainte.

Des électeurs sénégalais dans l'école du quartier Biscuiterie de Dakar, le 24 février 2019 pour la présidentielle. © RFI/Guillaume Thibault

Leur objectif sera de s’imposer face au président sortant, Macky Sall, qui a toujours affirmé qu’il sera élu dès le premier tour et se trouve aujourd'hui à Fatick sa ville natale, dans l'ouest du pays.

Sénégal: configuration inédite pour l'élection présidentielle

08h40 : RFI a choisi de faire vivre aussi cette journée de vote à Pikine, car la ville est stratégique pour tous les candidats. Elle compte près d’1,2 million d'habitants, soit 20 000 de plus qu’à Dakar, la capitale. Fortement urbanisée, elle fait aussi face à de nombreux défis comme le chômage, le sous-emploi des jeunes et l'insécurité. Les habitants ont des attentes très fortes, plus qu’ailleurs.

Forte affluence dans cette école de Pikine, qui regroupe 12 bureaux de vote, dans la banlieue de Dakar, le 24 février 2019. © RFI/William de Lesseux

Le développement de Pikine a été peu accompagné par l’Etat et des situations de grande pauvreté se sont installées. En trente ans, la population a été multipliée par cinq jusqu’à ce que Pikine devienne la ville la plus peuplée de la région. Rarement un bassin électoral n'a présenté autant de défis pour les candidats.

Présidentielle au Sénégal: Ousmane Sonko en campagne à Pikine

08h15 : Le vote vient de débuter et les files sont déjà longues dans la cour de l’école du quartier Biscuiterie de Dakar, rapporte notre correspondant sur place. L'atmosphère est très paisible, sous les arbres, dans les senteurs de sandwiches aux œufs et de café Touba, aromatisé au poivre de Guinée ou piment noir. Les dix-huit bureaux étaient prêts dès 7h30, les cinq bulletins aux couleurs des candidats prétendants à la présidence alignés sur les tables d’écoliers.

Des électeurs sénégalais le 24 février 2019 dans le quartier Biscuiterie à Dakar, pour l'élection présidentielle. © RFI/Guillaume Thibault

« J’aime voter tôt. Après, je rentre à la maison et j’attends tranquillement », explique Lamine Gaye, un ancien, comme la majorité des présents ce matin. Diéthé Faye est chauffeur, il est venu ici à « 6h moins » pour enchainer ensuite sa journée. « Mon vote est secret, explique-t-il. Ce que j’attends d’un président, c’est qu’il soit un bon père de famille ». Diéthé appelle à un vote massif. « C’est un devoir, estime-t-il. Plus on est de votants, plus le résultat sera crédible ».

Un électeur sénégalais montre les différents bulletins de vote pour les cinq candidats à la présidentielle sénégalaise, le 24 février 2019 à Dakar. © Carmen Abd Ali / AFP

►(Ré)écoutez notre grand reportage -> Présidentielle au Sénégal, l'heure du choix

Cette école du quartier Biscuiterie, transformée pour cette présidentielle en centre de vote, a été sécurisée par les forces de l’ordre qui pour le moment aident surtout les électeurs à savoir dans quel bureau ils doivent se présenter.

Une file d'attente devant une école du quartier Biscuiterie, à Dakar, transformée en bureau de vote pour la présidentielle du 24 février 2019. © RFI/Guillaume Thibault

08h: Les bureaux de vote ont officiellement ouvert dans le pays, comme ici à Pikine, deuxième ville la plus peuplée du pays, située à l'est de Dakar.

A Pikine, deuxième ville la plus peuplée du pays, à l'est de Dakar, l'affluence était déjà forte ce matin 10 minutes avant l'ouverture des bureaux de vote.

La campagne électorale s'est achevée vendredi soir, le 22 février. Les électeurs ont donc eu 24 heures de calme pour décortiquer les programmes des cinq candidats et en discuter entre eux.

Cinq candidats sont en lice: Macky Sall, Issa Sall, Ousmane Sonko, Madické Niang et Idrissa Seck.

Sénégal: configuration inédite pour l'élection présidentielle

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