Au Burkina Faso, les enseignants attendent de retrouver leurs écoles sécurisées

Une salle de classe d'une école au Burkina Faso (illustration).
© edukafaso.jimdo.com

Au Burkina Faso, 1135 écoles ont fermé depuis le début de l’année scolaire. Les enseignants ont déserté les salles de classe en raison de l’insécurité. Des hommes armés, désignés comme terroristes, font régulièrement irruption dans les écoles et enjoignent les enseignants de ne plus dispenser d'enseignement en français, sous la menace de leurs armes. Le gouvernement prévoit des mesures afin que les 154 233 élèves puissent reprendre le chemin des classes. Mais certains enseignants sont toujours dans la capitale et attendent des mesures de sécurité concrètes avant de regagner leurs postes.

Comme tous les jours Alassane et Donatien retrouvent leurs amis pour boire le thé. Cela fait maintenant quatre mois qu’ils ne dispensent plus de cours aux élèves. L’un est enseignant dans la région de l’Est, précisément dans la province de la Kompienga, et l’autre vient de la province du Soum, dans le Nord du pays.

Pour Alassane Yanogo, depuis le passage des hommes armés dans l’une des écoles, non loin de son village, les cours ont pris fin. « C’est la peur, sincèrement… Il y a la peur qui est là. C’est pourquoi on demande à être sécurisés. C’est surtout ça. C’est mentir que de se dire qu’on n’a pas peur actuellement. C’est se mentir ! »

Même discours de la part de Donatien Ouedraogo qui attend toujours que des mesures soient annoncées avant toute reprise des activités scolaires dans son école. « Nous, c’est la sécurité... Si on nous garantit un minimum de sécurité, je crois qu’on pourrait reprendre...  Moi, j’étais là-bas quand ça a commencé franchement à chauffer et je suis parti... Chaque fois les enfants venaient et ils demandaient ce qu’ils allaient faire, parce qu’il y en a beaucoup qui n’ont pas les moyens d’aller ailleurs. Franchement, ce n’est pas simple ! »

Les deux enseignants sont en contact permanent avec les responsables de leurs établissements. Même si  les nouvelles ne sont toujours pas rassurantes, ils espèrent retrouver leurs élèves avec de meilleures conditions de travail et de sécurité.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.