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Burkina Faso

Procès du putsch manqué au Burkina: le témoignage du colonel major Coulibaly

Le général Gilbert Diendéré à l'aéroport de Ouagadougou, le 23 septembre 2015.
© Reuters

Au Burkina Faso, suite du procès du coup d’État de septembre 2015. Les soldats de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP) avaient arrêté et séquestré le gouvernement de la transition. Suite à un mouvement des populations, des militaires des autres garnisons étaient venus à Ouagadougou pour s’opposer au coup d’État. 84 personnes inculpées parmi lesquelles les généraux Gilbert Diendéré, ex-chef d’état-major particulier de Blaise Compaoré, et Djibril Bassolé, ancien chef de la diplomatie burkinabè. Vendredi 1er mars, l’ex-chef d’état-major de la gendarmerie a livré son témoignage au tribunal militaire.

Passe d’armes entre le colonel major Tuandaba Coulibaly, ancien chef d’état-major de la gendarmerie et le général Gilbert Dienderé. Appelé comme témoin, l’ex-patron de la gendarmerie explique que toute la hiérarchie militaire avait opposé un refus catégorique au général Gibert Dienderé durant le coup d’État.

« Nous avons dit au général d’arrêter l’action car elle ne pouvait pas prospérer, mais le général Diendéré a tenté de la justifier », relate l’ex-chef d’état-major de la gendarmerie burkinabè.

Mais selon le général Gilbert Dienderé, c’est le colonel major Tuandaba Coulibaly qui a proposé que les gendarmes assurent le maintien de l’ordre et c’est à ce moment que le chef d’état-major général des armées a brandi le manque de matériels. « C’est archi faux » rétorque le colonel major Coulibaly, qui souligne n’avoir jamais posé de problèmes de matériel pour le maintien de l’ordre le jour de l’arrestation des autorités de la transition.

Un an après le début du procès, maitre Guy Herve Kam, l’un des avocats des victimes, estime que les faits sont établis et que les autres chefs militaires s’étaient désolidarisés des présumés auteurs du coup. Pour Olivier Yelkouni, l’un des avocats du général Gilbert Dienderé, il n y a rien d’étonnant dans le témoignage des chefs militaires, qui ont tous rejetés les accusations portées contre eux par son client.

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