Les étudiants malgaches rêvent de suivre leur cursus à l'étranger

Les allées du Salon des études internationales ne désemplissent pas. Des étudiants, essentiellement de la capitale, viennent y glaner les informations dans l'espoir de vivre une expérience à l'étranger.
© RFI/Sarah Tétaud

Etudier à l’étranger, c’est le rêve d’une vie meilleure pour bon nombre de jeunes malgaches. Jusqu’à ce samedi 2 mars au soir, dans la capitale Antananarivo, le Salon des études internationales accueille les étudiants désireux de poursuivre un cursus hors de leurs frontières. Allemagne, France, Maurice, Chine, Inde, Indonésie, les possibilités de destinations sont nombreuses. Et si certaines ont plus la cote que d’autres, les étudiants restent néanmoins pragmatiques : le coût de la vie du pays hôte, la bourse d’études et la facilité ou non pour obtenir un visa font plus que jamais désormais partie des critères pour le choix de la destination.

« Moi je voudrais étudier à l’étranger. En particulier, les Etats-Unis ou la France. Ce qui compte pour moi, c’est la destination, peu importe le type d’études ! ». Comme elle, ils sont des milliers d’étudiants à convoiter un cursus à l’étranger. Mais à l’inverse de cette jeune fille, tous n’ont pas un budget extensible. Sur le stand d’une université indienne, Arindra prend des informations. Il a obtenu son master de sociologie l’an dernier. Depuis, il est au chômage.

« Ici à Mada, on accorde beaucoup plus d’intérêt aux diplômes des pays étrangers, notamment les pays riches comme la France, l’Allemagne, Maurice, les Etats-Unis, et récemment l’Inde. Et je me suis dit que je pourrais peut-être avoir un diplôme de licence à l’étranger, - ce qui équivaut, dans l’imaginaire collectif ici à un doctorat -  à des prix assez abordables pour moi. C’est la seule et unique solution pour avoir une vie meilleure ! », explique-t-il.

Pour attirer les futurs étudiants, les universités rivalisent d'offres : billets d’avion gratuits, smartphones offerts, voire mieux encore, comme cette école de commerce mauricienne qui propose de s’occuper de toutes les formalités concernant les visas. « C’est très bénéfique pour nous les Malgaches, nous confie une jeune fille. Parce que maintenant, il y a certains pays qui limitent la distribution de visa, comme la France par exemple. »

D’après les statistiques du consulat, en 2018, la France a octroyé près de 700 visas étudiants pour environ 1 000 demandes. Le visa, ultime sésame à décrocher pour partir à l’étranger, est le frein principal cité par les étudiants.

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