Le «Monsieur Afrique» de Donald Trump entame une tournée sur le continent

Le secrétaire d'Etat adjoint des Etats-Unis pour les Affaires africaines , Tibor Nagy, à Addis-Abeba le 30 novembre 2018.
© EDUARDO SOTERAS / AFP

Tibor Nagy, le « Monsieur Afrique » du président américain Donald Trump, a débuté lundi 4 mars une nouvelle tournée. Après l'Afrique de l'Ouest en fin d'année dernière, le secrétaire d'Etat adjoint des Etats-Unis pour les Affaires africaines est attendu au Cameroun, au Rwanda, en Ouganda et en RDC. Il fait aussi deux étapes en Europe : en Belgique et en France où il a débuté sa tournée ce lundi. A cette occasion, il s'est confié à RFI sur ses priorités et les grands dossiers du moment.

Le Cameroun est l’avant-dernière étape de la tournée africaine de Tibor Nagy mais ce n’est pas la moindre de ses préoccupations. Le « Monsieur Afrique » de Donald Trump y est attendu le 17 mars.

L’émissaire du président américain devrait inciter les autorités du pays à être « plus sérieuses » dans leur gestion de la crise du Cameroun anglophone. Les quelques mesures, « symboliques », dit-il, prises jusqu'à présent ne suffisent pas et la crise est « extrêmement grave » à ses yeux et ne cesse de s'aggraver. Tibor Nagy devrait également plaider en faveur de l'opposant Maurice Kamto et de ses coaccusés. Toujours en prison, ils doivent être fixés ce mercredi 6 mars sur leur demande de libération provisoire.

« Le gouvernement camerounais assure qu'il a été arrêté et emprisonné pour des raisons légitimes. Moi, je pense vraiment qu'il serait très sage de le libérer. Parce que, que ce soit vrai ou faux, il est perçu comme ayant été incarcéré pour ses activités politiques », explique Tibor Nagy.

Avis mitigé sur la RDC

Autre étape importante de cette tournée, la République démocratique du Congo (RDC) où Tibor Nagy est attendu le 13. Au micro de RFI, il confirme que de « toute évidence » le processus électoral a été marqué par des « problèmes majeurs », ce qui explique notamment les sanctions annoncées récemment contre plusieurs responsables congolais. Mais il considère qu'avec le recul du long terme, ce processus marque tout de même une évolution  « positive » avec le départ de Joseph Kabila et l’arrivée « d'un opposant à la tête du pays ». Pour le secrétaire d'Etat adjoint des Etats-Unis pour les Affaires africaines, cette élection reste donc « la meilleure de l'histoire de la RDC ».

Il estime qu'il faut désormais laisser « du temps » à Félix Tshisekedi pour « créer son propre espace politique » et n'exclut pas que la RDC puisse connaître, à terme, un scénario à l'angolaise.

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