Législatives au Bénin: l’opposition boycotte la rencontre avec le président Talon

Le président béninois Patrice Talon, le 11 janvier 2017.
© ISSOUF SANOGO / AFP

Au Bénin, les partis d’opposition n'ont pas répondu à l'invitation du chef de l'Etat. Le président Patrice Talon avait convié toute la classe politique à une réunion pour parler des prochaines législatives du 28 avril. Un scrutin qui se déroulera sans partis d’opposition, puisque ce mardi, la Commission électorale les a écartés pour cause de dossier non recevable. Deux formations seulement ont été retenues. Deux partis, soutiens du président Patrice Talon.

« Le constat est malheureux. Organiser des élections sans aucun parti d’opposition, cela n’honore pas le Bénin. Je ne suis pas à l’aise », a lancé d’entrée le président Patrice Talon avant la réunion ce mercredi matin. « Je veux comprendre ce qui s’est passé, voir avec vous comment corriger le tir », a ajouté le président.

Les échanges se sont alors concentrés sur les faiblesses des dossiers. Les partis de la mouvance présidentielle recalés se sont expliqués. Mais pas les poids lourds de l’opposition qui ont boycotté la rencontre.

La balle dans le camp de l’Assemblée nationale

Corriger le tir, pour Patrice Talon, c’est avoir une participation beaucoup plus large aux législatives et la présence impérative de l’opposition dans la course, comme il l’a répété plusieurs fois. Sauf que la loi ne lui permet pas de faire du repêchage avec sa seule signature. Alors, il a confié la mission au bureau de l’Assemblée nationale, qui doit faire des propositions de sortie d’ici le début de la semaine prochaine, en concertation avec tous les partis politiques.

« Je vais téléphoner, je vais me déplacer et faire tout ce qu’il faut pour qu’on sorte de cet impasse », a confié le président de l’Assemblée nationale Adrien Houngbédji. Et selon nos informations, le bureau de l’Assemblée nationale devrait se réunir jeudi matin.

L'opposition réagit

Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'opposition a fait une déclaration dans laquelle elle dit avoir prédit tout ce qui arrive et formule les propositions suivantes, lues par le député et opposant Guy Mitopke. « Retrait du décret convoquant le corps électoral, abrogation de la charte des partis politiques du code électoral et du code pénal en ses aspects qui régissent les campagnes et les élections. Assises entre les partis et mettre en place un nouveau calendrier électoral », énumère-t-il.

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