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Burkina Faso

Burkina: le général Bassolé évacué en Tunisie pour des soins

Le général Gilbert Diendéré (G) et l'ancien ministre des Affaires étrangères Djibrill Bassolé sont les principaux accusés dans le procès du putsch manqué de septembre 2015.
© Ahmed OUOBA / AFP

Au Burkina Faso, Djibrill Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères sous Blaise Compaoré a été évacué en Tunisie le 6 mars pour des soins après avoir comparu devant le tribunal. Il avait plusieurs fois souhaité aller se soigner hors du pays, mais il en avait été empêché par le tribunal militaire. Il est accusé de complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat, trahison, coups et blessures. Et selon les termes de l’évacuation, il devra revenir au Burkina Faso après les soins.

Accompagné par un médecin militaire et des agents de sécurité, l’ancien patron de la diplomatie burkinabè est évacué pour des problèmes cardiaques. Selon une source proche du pouvoir, le gouvernement a donné son feu vert après l’avis du tribunal militaire pour des raisons humanitaires. Et selon les termes de l’évacuation, il devra revenir au Burkina Faso après les soins. « Nous avons toutes les assurances qu’il reviendra » affirme une source gouvernementale.

Ses proches assurent eux aussu qu’une fois rétabli, il rentrera à Ouagadougou pour continuer à participer à ce procès. « Djibrill Bassolé a toujours dit depuis son arrestation que sa volonté est de pouvoir expliquer à l'opinion publique nationale et internationale qu'il n'a rien à voir avec cette machination politico-judiciaire en vue de l'écarter des échéances, c'est-à-dire ternir son image. Il l'a dit : fuire serait un aveu de culpabilité, donc en aucun cas il ne voudra se soustraire de la justice », assure Aziz Dabo, porte-parole de la Nafa, le parti de Bassolé.

Ce n’est pas la première fois que Djibrill Bassolé demande a être soigné à l’étranger. Toutes ses demandes avaient été rejetées par la justice, mais selon un de ses proches son état de santé s’est dégradé ces dernières semaines.

Pour Achille Tapsoba du CDP, le parti de l’ancien président Blaise Compaoré, « c’est un soulagement qu’il soit enfin évacué en Tunisie ». Pour le premier vice-président du CDP, la justice aurait dû prendre cette décision depuis longtemps.

Quant à la suite de sa carrière, Achille Taspba estime que le général Bassolé est libre de s’engager s’il n’est pas condamné par le tribunal militaire.

Dans l’entourage de l’ancien chef de la diplomatie burkinabè, on reconnaît que Djibrill Bassolé s’est un peu éloigné de la politique depuis plusieurs mois, mais loin de lui l’idée d’abandonner.

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