Candidature du président Bouteflika en Algérie: les avocats protestent dans la rue

Manifestation des avocats dans les rues d'Alger, le 7 mars 2019.
© REUTERS/Zohra Bensemra

Les avocats du barreau de la capitale ont à leur tour manifesté ce jeudi jusqu'au Conseil constitutionnel. Ils lui demandent d'invalider la candidature d'Abdelaziz Bouteflika à la présidentielle du 18 avril 2019.

Des avocats particulièrement déterminés. Plusieurs centaines d’entre eux se sont rendus en fin de matinée au Conseil constitutionnel sur les hauteurs de la capitale. L’objectif : demander le rejet de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika. Les avocats, qui ont franchi les barrières de police, portaient leur robe noire et brandissait des pancartes où il était inscrit : « Non à l’ignorance de la volonté populaire », « Indépendance de la justice » et « Respect de la Constitution ».

Le président du Conseil constitutionnel, Tayeb Bélaïz, a refusé de recevoir une délégation. Et les avocats ont fini par quitter le Conseil sous les applaudissements des passants. Ils ont, par ailleurs, annoncé qu’ils défendraient de manière bénévole toute personne arrêtée dans le cadre des manifestations.

Un autre rassemblement d’avocats avait lieu ce matin, mais dans la ville de Constantine, à l’est du pays. Et ce mercredi, l’Union nationale des ordres des avocats (Unoa), qui est la plus haute instance de la profession, a demandé un report de l’élection présidentielle. Elle a aussi appelé à la grève la semaine prochaine.

L’ensemble des bâtonniers du pays s’étaient eux aussi rendus au Conseil constitutionnel hier pour demander l’invalidation du dossier du président Abdelaziz Bouteflika.

Les avocats ont décidé d’être vigilants et de mettre la pression parce que le Conseil constitutionnel a un délai pour examiner les candidatures jusqu’au 13 mars. Donc cette semaine, ces jours, ces heures qui viennent sont décisifs pour les avocats. Il y a eu un comité de veille qui va rester en veille pour examiner toutes les évolutions qui vont se faire. Les avocats exigent du Conseil constitutionnel d’invalider la candidature du président Bouteflika.

Zoubida Assoul, avocate et chef du parti Union pour le changement et le progrès (UCP)
07-03-2019 - Par Houda Ibrahim

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