Côte d'Ivoire: la grève des enseignants se poursuit

Pacôme Attaby, porte-parole de la Cosefci s'exprime au micro devant l'assemblée générale.
© C. Valade/RFI

Les cours sont perturbés depuis plus d’un mois et demi maintenant dans le primaire et le secondaire, en raison d’un mouvement de grève des professeurs qui réclament une revalorisation de leurs primes et indemnités, ainsi que la fin des cours le mercredi. Malgré des négociations entamées avec le gouvernement et la levée du mot d’ordre de grève par deux organisations, la majorité des établissements restent fermés et la plupart des élèves restent à la maison.

La cour de cette cité scolaire à Yopougon est actuellement dédiée au football. Au milieu des classes aux portes closes, les élèves profitent de la fin d’après-midi. « Ça fait un mois et demi qu’on ne va pas à l’école. On joue au foot et on étudie. On bosse nos leçons. Nous voulons que ça reprenne, parce que nous voulons avancer. »

Ici pas de reprise des cours malgré l’appel de certains syndicats. Mais pour Abdoulaye Kouyaté, chef de cabinet du ministre de l’Education nationale, pas de quoi s’inquiéter : « C’est tout à fait normal, surtout que nous revenons des vacances de février. Cela commence timidement quand on voit un certain nombre de coins tels que Bouaké, Divo, où les cours ont effectivement repris. Mais dans certaines zones, il y a des lieux où la résistance est forte. »

Il n’est toujours pas question de négocier avec ceux qui maintiennent la grève. Comme la Coalition Education-Formation de Côte d'Ivoire (Cosefci, coalition du secondaire), réunie en assemblée générale le 6 mars. « Si la discussion avec les autres organisations porte ses fruits, l’autorité n’allait pas revenir vers nous, estime le porte-parole de la Cosefci, Pacôme Attaby. Tant qu’il n’y aura pas d’indemnités de logement, tant qu’il n’y aura pas de suppression des cours le mercredi, tant qu’il n’y aura satisfaction sur tous les autres points que nous avons cités, évidemment il n’y aura pas cours en Côte d’Ivoire. »

Alors combien d’établissements sont-ils encore fermés ? « 98% ! », répond le syndicat. Autour de la moitié, dit le ministère. Seulement « quelques poches », affirme le porte-parole du gouvernement qui promet encore une fois un rapide retour à la normale.

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