Côte d’Ivoire: qui pour succéder à Guillaume Soro au perchoir de l’Assemblée?

Guillaume Soro lors de l'annonce de sa démission du perchoir de l'Assemblée nationale ivoirienne, le 8 février 2019.
© REUTERS/Thierry Gouegnon

Les députés ivoiriens doivent choisir ce jeudi 7 mars leur président au cours d’une nouvelle session extraordinaire. Guillaume Soro avait dû quitter ses fonctions en février, poussé vers la sortie à cause de son refus d’adhérer au RHDP, le parti présidentiel, majoritaire à l’Assemblée nationale.

Deux prétendants sont en lice : Amadou Soumahoro, député de Séguéla et candidat du RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix, parti au pouvoir). Il était jusqu’à lundi ministre auprès du président de la République, chargé des Affaires politiques.

Face à lui, le PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire) a aligné Jérémie N’Gouan, député d’Aboisso.

Amadou Soumahoro fait figure de favori. Les mathématiques penchent en sa faveur. Le RHDP, majoritaire à l’Assemblée, peut compter en plus sur le soutien d’une vingtaine de députés PDCI pro-RHDP, et sur celui du petit groupe parlementaire emmené par Evariste Méambly. Encore faut-il que les absents ne soient pas trop nombreux.

Mais après les défections intervenues ces derniers mois dans la majorité comme dans l’opposition, le vote – secret – permettra aussi de jauger les forces en présence au Parlement, et notamment le poids que pèse par exemple Guillaume Soro. En descendant du perchoir le mois dernier, il a adhéré à un nouveau groupe parlementaire qui revendique une vingtaine de députés, pour l’essentiel transfuges du RDR (Rassemblement des républicains).

Quoi qu’il en soit, la séance de ce jeudi 7 mars pourrait être tendue. Depuis le début de la semaine, une polémique oppose le RHDP à ses adversaires au sujet du bulletin de vote. Un bulletin individuel, c’est-à-dire un par candidat, c’est ce qu’a obtenu le RHDP. Trois autres groupes parlementaires, dont les soroïstes et le PDCI, protestent et exigent un bulletin unique, qui présente l’avantage, selon eux, de protéger le secret puisqu’on ne peut pas rendre compte de son vote en présentant ensuite le bulletin qu’on n’a pas mis dans l’urne.

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