Législatives en Guinée-Bissau: journée de vote dans le calme

Un jeune homme dépose son bulletin dans l'urne le 10 mars 2019 à Bissau.
© SEYLLOU / AFP

En Guinée-Bissau, les électeurs étaient appelés aux urnes ce dimanche pour des législatives. Des élections censées mettre un terme à la crise ouverte au sein du parti au pouvoir le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) et qui a mis aux prises le président José Mario Vaz et un de ses ex-Premiers ministres.

Un Premier ministre de consensus a été nommé l'année dernière pour amorcer le processus de normalisation dont les élections d'aujourd'hui constituent le point d'orgue. Le vote se déroule sans encombre avec de longues files d'attente devant les bureaux de vote qui ont ouvert comme prévu dès 7 heures (heure locale).

Dans la plupart des bureaux que RFI a pu visiter, le vote se déroulait dans le calme. Ce scrutin à un seul tour suscite beaucoup d’espoir. Il doit mettre fin à quatre années d’instabilité politique.

« Je suis content parce que je vois que cela a été très bien organisé. Ce que je peux dire, c’est que le meilleur gagne, que la démocratie gagne, parce que nous on veut que notre pays soit comme les autres pays, stable, qu’on puisse être contents chez nous, que les jeunes puissent aller à l’école, que tout le monde soit content. Que tu gagnes, que tu perdes, le plus important, c’est notre pays », témoigne un électeur. « Le vote est important, c’est notre droit civique, que le vainqueur se mette immédiatement au travail car nous avons perdu quatre années », poursuit un autre.

Ces élections sont les plus disputées de l’histoire politique de la Guinée-Bissau qui tente de sortir d’une crise de près de quatre ans. Dans ce pays, depuis 1994, aucun gouvernement ou président n’a terminé son mandat.


La mission d'observation de la Cédéao satisfaite

A la mi-journée le chef de la Mission d'observation du scrutin, l'ancien Premier ministre burkinabè, Kadré Désiré Ouedraogo, déployée par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a livré sa première réaction à RFI.

D’après ce que nous avons pu constater, les choses se déroulent normalement. Les bureaux de vote que nous avons visités ont ouvert à l’heure. Le matériel est là. Les accesseurs, les membres du bureau et les représentants des partis politiques sont là. Et nous avons constaté un calme et une discipline de la part des électeurs. Nous avons constaté également une forte mobilisation dans les bureaux de vote que nous avons visités. Et cela augure du bon déroulement de ce scrutin qui est très important pour l’avenir, pour la démocratie dans ce pays.

Kadré Désiré Ouedraogo, chef de la mission d'observation déployée par la Cédéao
10-03-2019 - Par Allen Yero Emballo

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