Mali: les terroristes toujours actifs dans le secteur d'Akabar

Soldats de Barkhane, dans la région de Ménaka, dans le cadre de l'opération Garikou (archive).
© RFI/ Anthony Fouchard

Au Mali, les militaires de l'opération Barkhane ont réussi dimanche 10 mars à déjouer une attaque suicide particulièrement bien organisée au sud de la ville de Ménaka, non loin de la frontière avec le Niger. Alors qu'ils s'étaient installés pour mener des opérations de contrôle dans cette région considérée comme un fief d'EIGS (Etat islamique au Grand Sahara), un groupe armé terroriste très mobile a tenté de pénétrer dans leur dispositif. La réplique a permis de contrer l'attaque, mais deux militaires français blessés ont dû être évacués vers un hôpital militaire en France.

L'accrochage a eu lieu dimanche 10 mars vers 12h30, heure locale. Les hommes du Groupement Tactique Désert 2 de Barkhane viennent de mettre en place un dispositif composé, selon l'état-major, d'une quinzaine de véhicules.

Cette région est bien connue des militaires français, elle fut l'an dernier le théâtre de violents combats entre les éléments du groupe EIGS et Barkhane épaulé par des groupes locaux et en partenariat avec les forces maliennes et nigériennes.

Le village d'Akabar est régulièrement fréquenté par les terroristes qui s'y ravitaillent en vivre et en carburant. L'attaque a eu lieu à une trentaine de kilomètres de la forêt du même nom. Selon l'état-major, les soldats français ayant décelé un pick-up au comportement suspect s'approchant de leur position, ils ont ouvert le feu, déclenchant l'explosion du véhicule piégé. Le souffle est très important à seulement 30 mètres de là et deux soldats de Barkhane sont sérieusement touchés.

Quasiment au même moment, une quinzaine d'hommes à moto tentent d'attaquer la position française. Barkhane réplique, les terroristes se retirent rapidement. Le passage d'une patrouille de chasseurs Mirage 2000 seulement dix minutes plus tard, et l'envoi de véhicules chargés d'intercepter les motos ne permettront pas de rattraper le commando terroriste, selon l'état-major des armées à Paris.

Cette attaque rappelle celle visant le contingent tchadien de la Minusma à Aguelhock en début d'année. Dans cette même zone, l'armée française avait été visée le 11 janvier 2018 par une attaque menée à partir d'un véhicule suicide contre un convoi.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.