Comores: face aux journalistes, Azali Assoumani évoque son bilan et ses projets

Le président des Comores Azali Assoumani, candidat à sa propre succession, lors de sa cérémonie d'investiture, le26 mai 2016.
© IBRAHIM YOUSSOUF / AFP

Aux Comores, le président Azali Assoumani, candidat à sa propre succession lors du scrutin du 24 mars prochain, a donné, ce lundi 18 mars, une conférence de presse dans un hôtel de la capitale. Lors de cet échange libre avec les journalistes, le président-candidat est revenu sur le bilan des trois ans déjà effectués à la magistrature suprême et des projets encore à venir sur différents thèmes comme l’aménagement du territoire, la diaspora, l’économie ou encore la justice.

Azali Assoumani s’est prêté au jeu des questions/réponses assez chaleureusement. Néanmoins, il n’a pas manqué de fermeté concernant l’éventuelle grâce présidentielle pour les prisonniers condamnés à perpétuité pour atteinte à la sûreté de l’Etat.

« Avant mon congé, je n’ai jamais eu de demande de grâce. Heureusement. Comment voulez-vous qu’aujourd’hui, des gens qui ont intenté à ma vie ou à celle du chef de l’Etat ou du vice-président… Il y a une sentence qui est sortie, cela ne fait même pas un mois et on ferait une grâce ? C’est une insulte à la justice et c’est une belle leçon pour dire aux gens : "Il faut continuer à faire comme ça". Il faut être sérieux. Moi, je suis dans la réconciliation mais il y a des conditions à poser pour servir de leçon par rapport à nos enfants », a déclaré le président Assoumani.

S’il est élu, les sociétés d’Etat seront privatisées, a-t-il annoncé. « Même les sociétés d’Etat, on va les privatiser. On est tombés dans le piège. Il n’y a pas d’électricité. On a commandé des groupes mais on a oublié que le groupe, il faut qu’il y ait du gasoil pour que ça fonctionne. Cela veut donc dire qu’il faut que la société Hydrocarbures fonctionne. Fort heureusement, elle fonctionne parce que jusqu’alors on subventionne à plus de 40 % et ce qu’on a constaté c’est qu’effectivement, on a intérêt à avoir des partenaires. Mais nous, avant de privatiser, il faut qu’on gagne », a annoncé Azali Assoumani.

Le président-candidat promet une croissance économique de 3 voire 4 points, d’ici fin 2019.

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