Côte d'Ivoire: des étudiants de la Fesci perturbent les cours de certains lycées

Des étudiants de la Fesci (Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire) manifestent pour demander la reprise des cours fin février 2019 à Abidjan.
© Sia KAMBOU / AFP

Des échauffourées ont éclaté entre des jeunes et des policiers anti-émeute aux abords de certains lycées d’Abidjan, notamment à Cocody. Des lycées où les cours avaient repris ou devaient reprendre mardin matin après deux mois de grève des enseignants, et alors que le mouvement perdure dans de nombreux établissements du secondaire. Mais la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire, la puissante Fesci, ne l’entendait manifestement pas de cette oreille.

Cargos, canons à eaux et grenades lacrymogènes. La police anti-émeute était déployée en autour de certains lycées ce mardi matin. La veille, la Fesci avait prévenu que si les cours ne reprenaient pas, elle mènerait des actions de grande ampleur.

Elle a donc décidé de déloger les élèves des lycées qui fonctionnaient ce matin à Abidjan. Comme au Lycée Classique de Cocody. Ou encore au Lycée Moderne, où devait se tenir le bac blanc de math.

Kevin est en terminale. « On a commencé à composer. Vingt minutes après, les étudiants sont arrivés pour demander qu’on sorte des classes parce qu’il y a des écoles où il n’y a pas cours et que nous on vient. C’est pour ça qu’ils sont venus boycotter les examens, pour qu’on aille marcher pour que le gouvernement prenne une décision. »

Des élèves priés de quitter leurs établissements également à Treichville ou Koumassi entre autres. Pour la Fesci, il s’agit d’actions spontanées des élèves eux-mêmes. Assi Fulgence Assi, le secrétaire général du syndicat, ne voit pas d’antagonisme à provoquer une grève contre la grève, à quelques semaines du bac et du BEPC.

« C’est pas deux étudiants qui sont allés dans des établissements pour déloger. L’ensemble des élèves a compris qu’il fallait avoir un sursaut de solidarité envers ceux qui ne vont pas à l’école depuis deux mois, pour inviter les autorités à prendre cette question-là au sérieux. Et trouver véritablement des solutions. Ce n’est pas nous qui pénalisons. Aujourd’hui, le système est arrêté, il n’y a pas cours dans la plupart des établissements, il ne faut pas mettre la faute sur nous. C’est le gouvernement qui doit prendre des démarches. »

Lancée pour une série de revendications catégorielles, cette grève des enseignants du secondaire, un temps rejoints par ceux du primaire, dure depuis deux mois. Et chaque jour qui passe fait grandir pour les élèves le risque d’une année blanche.

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