Mali: retour progressif de l’administration à Anderamboukane

Poste de l’armée malienne, à Anderamboukane, ville frontalière, située à quelques kilomètres du Niger.
© Olivier Fourt/RFI

Le préfet d’Anderamboukane a pu reprendre ses fonctions dans cette ville frontalière, située à quelques kilomètres seulement du Niger. Pour les autorités, c’est le signe d’un retour progressif à la normale. Ce début de réinstallation des autorités administratives a été facilité par le retour de l’armée malienne dans cette cité, après sept ans d’absence. Située sur un petit plateau désertique au-dessus de la ville, une base avancée est en effet en train de sortir de terre, avec le soutien de l’opération «Barkhane» et de la Minusma, la force des Nations unies.

Le retour des soldats maliens à Anderamboukane était annoncé depuis deux ans. Si tout va bien, les travaux de leur base seront terminés dans un mois. Un camp de 4 hectares ceinturé de murs de protection et de fossés anti pick-up, une tour de guet, des postes de combat… Anderamboukane n’est qu’à 2 kilomètres et, dans un premier temps, le préfet Moussa Diallo pourra y installer ses bureaux, avant de retourner en ville.

« Ce matin, quand nous sommes arrivés, nous avons ressenti un espoir naissant parce que de 2012 à aujourd’hui toutes les infrastructures ont été saccagées. Nous sommes les premiers administrateurs, avec le gouverneur à être envoyés dans cette région nouvellement créée. Quand ils nous voient sur le terrain, c’est que vraiment maintenant l’Etat est là », a déclaré le préfet Moussa Diallo.

Autour d’Anderamboukane, Barkhane assure que la situation est assez calme, mais très régulièrement la force française envoie des hommes pour contribuer à la protection de la base pendant les travaux.

« Cela signifie le retour à la normalité parce que la zone était laissée à elle-même. Pour la région de Menaka, on était juste concentrés dans la capitale régionale. Là, on a une deuxième ville, mais le fait que des armes circulent en grande quantité, il y a toujours, en conséquence, des faits malheureux, des guerres communautaires, etc. Vraiment nous l’appelons de nos vœux, le DDR », a précisé le gouverneur de Menaka , Daouda Maïga.

Dans la région de Menaka, le Processus de démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) n’a toujours pas débuté, mais des rencontres intercommunautaires ont été lancées. Le gouverneur doit, pour sa part, effectuer une tournée régionale, d’ici la fin de ce mois de mars.

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