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Côte d'Ivoire

Côte d’Ivoire: installation du conseil municipal du Plateau

Embouteillages à l'entrée du Plateau, quartier d'affaires d'Abidjan, en Côte d'Ivoire. (Photo d'illustration)
© ISSOUF SANOGO / AFP

En Côte d’Ivoire, c’est peut-être la fin de la bataille pour la mairie du Plateau. Après quatre mois de blocage, le conseil municipal a élu, samedi 23 mars, Jacques Ehouo comme maire de la commune du Plateau, dans le quartier d'affaires d'Abidjan. Le candidat du Parti démocrate de Côte d’Ivoire (PDCI) avait déjà été choisi lors des élections communales, d’octobre dernier, mais son équipe n’a jamais pu être installée à la mairie.

Grouillant de monde en semaine, le Plateau est paisible le week-end. Pourtant, ce samedi, aux alentours de la mairie, les rues sont barricadées par une impressionnante présence des forces de l’ordre.

Convoqués le matin à 10h, ce n’est que quatre plus tard que 13 des 25 conseillers municipaux ont élu le député Jacques Ehouo, maire du Plateau.

« Nous allons dès lundi nous mettre au travail et aujourd’hui, à partir du moment où nous considérons que c’est la fin du processus électoral qui a mis un peu de temps, avec quelques difficultés et quelques incompréhensions, nous savons que tout cela est derrière nous », a déclaré le nouveau maire.

Le challenger du nouveau maire, Parfait Kouassi, ne s’incline que d’une seule voix, un score serré entre les deux candidats du PDCI qui illustre les divisions au sein du parti historique, depuis sa séparation avec le RHDP.

Le dispositif de sécurité, disproportionné, montre entretemps et à lui seul, la lutte politique qui se joue pour le contrôle du quartier d’affaires entre le parti présidentiel et son ex-allié.

D’abord empêché de siéger après son élection, en octobre dernier, Jacques Ehouo a été inculpé, en janvier, pour détournement de fonds publics, dans une affaire concernant aussi son oncle et prédécesseur à la mairie, Noel Akossi Bendjo, exilé à Paris depuis.

La bataille du Plateau pourrait connaitre prochainement un nouveau rebondissement. Le ministre de l’Intérieur, Sidiki Diakité, a indiqué qu’il révoquerait un candidat faisant l’objet de poursuites judiciaires. Une menace qui vise directement le nouvel élu. 

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