RDC: l’avenir du Conseil national de suivi de l’accord fait débat

Marcel Utembi, chef des évêques congolais, et Abbot Donatien Nshole, secrétaire général de la Cenco, le 31 décembre à Kinshasa, lors de la signature de l'accord.
© REUTERS/Robert Carrubba

La réunion tripartite entre le gouvernement, la Commission électorale et le Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral (CNSA) se poursuit à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC). Cette dernière structure a été mise en place pour assurer le suivi de l’application des résolutions de l’accord politique du 31 décembre 2016. Après la tenue des élections de décembre 2018, de plus en plus en plus de voix se lèvent pour réclamer sa suppression.

Pour le CNSA, sa mission continue, étant donné que le processus électoral n’est pas fini. Selon ses animateurs, il ne pourra être dissout qu’après l’installation effective des élus à tous les niveaux, c’est-à-dire ceux issus des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales, mais aussi des élections locales et municipales. Certains membres du CNSA ajoutent qu’il reste également l’application intégrale des mesures de décrispation du climat politique.

Pour sa part, le député Claudel-André Lubaya, en première ligne dans le plaidoyer pour la suppression du CNSA, estime que cette institution est « le fruit d’un accord politique falsifié et signé en l’absence des évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) ». Il appelle le président de la République, Félix Tshisekedi, à s’impliquer pour obtenir la suppression rapide de cette institution qui, selon lui, est budgétivore et empiète sur les prérogatives d’autres institutions reconnues par la Constitution.

Entre-temps, le CNSA continue à fonctionner et mène les travaux d’évaluation du processus électoral ensemble avec le gouvernement et la Céni.

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