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Comores

Comores: des tirs à Moroni après l'arrestation d'un opposant au régime Azali

Une vue de Moroni, la capitale de l'archipel des Comores. (Photo d'illustration)
© TONY KARUMBA / AFP

Trois morts, dont deux assaillants, c’est le bilan de la journée du jeudi 28 mars à Moroni après des échanges de tirs nourris durant plusieurs heures. L’ancien commandant de l’armée, condamné à perpétuité en décembre dernier pour tentative de coup d’Etat lors d’un procès vivement critiqué par les avocats du barreau de Moroni, s’est évadé de prison. Il a alors immédiatement rejoint le principal camp militaire du pays afin, selon le gouvernement, d’assassiner le chef d’état-major. C’est là que les échanges de tirs ont eu lieu.

Faissoil Abdoussalam, ancien commandant de l’armée, s’est évadé, aidé d’un complice. Ils ont tenté de convaincre l’ancien chef d’état-major adjoint de se joindre à leur mission. Mais ce dernier, refusant d’attaquer un camp militaire, a choisi de rester en prison où il est condamné à purger huit ans ferme.

Selon le ministre de la Défense, le commandant Faissoil, évadé, s’est écrié « Je suis le libérateur » lorsqu’il a tiré en l’air dans Moroni pour voler un véhicule de gendarmerie qui l’aidera à entrer dans la caserne.

Le candidat d’opposition Soilihi Mohamed, dit « Campagnard », a proclamé ce matin un conseil national de transition, qu’il préside. « Un conseil national de transition vient d’être mis en place. Nous allons organiser la résistance. Si le scrutin du 24 mars n’est pas invalidé avant le 3 avril, nous vous demandons dès le 4 avril de désobéir civilement. Les hors-la-loi sont ceux qui imposent l’arbitraire et non ceux qui le subissent. » Ce CNT affirme n’avoir rien à voir avec cette tentative de prise d’armes. Il a pour objectif de sortir de la crise postélectorale.

A peine fut-il proclamé que le colonel « Campagnard » a été arrêté à son domicile par la gendarmerie.

Le ministre de l’Intérieur se refuse pour l’instant à faire tout lien entre cette proclamation et la tentative de coup d’État de jeudi après-midi dans laquelle le commandant Faissoil, fraîchement évadé, et un de ses complices ont trouvé la mort.

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