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Madagascar

Mars 1947: une page de l’histoire mal connues des jeunes malgaches

Monument commémoratif de l'insurrection de 1947 à Madagascar.
© Robin Taylor from Bamako, Mali/cc-by-2.0

Madagascar commémore ce vendredi la révolte du 29 mars 1947. Il y a 72 ans, des milliers de Malgaches prennent les armes pour lutter contre le pouvoir colonial français. Les combattants malgaches attaquent les domaines des colons, des postes de gendarmerie et sabotent des voies ferrées. La répression des Français est sanglante. Les chiffres officiels font état de 89 000 victimes chez les Malgaches. A Antananarivo, la capitale, une grande exposition retrace cette page de l’histoire parfois mal connue, en particulier des jeunes.

Sur le parvis de l’Hôtel de Ville, plus d’une centaine de personnes se pressent devant les photos, textes et archives de mars 1947. Parmi eux, Zo, 25 ans : « La raison pour laquelle je suis venu ici c’est que je connais rien. Je crois qu’il y a eu une énorme guerre en 1947 ».

Hermann, 20 ans, mécanicien, ne veut pas oublier cet épisode de l’histoire qui a tracé le chemin vers l’indépendance : « A l’école, on nous a appris qui étaient les chefs des combattants. On sait tous qu’il y a eu une rébellion le 29 mars 1947 dans l’est du pays. Mais avec cette exposition, je vois qu’il y avait d’autres rebelles qui ont agi dans d’autres régions. Ça s’est passé il y a longtemps. Il y a beaucoup de détails importants qu’on ne connaît pas et ce qu’il faut faire, c’est raviver l’histoire de ces combattants pour que les jeunes surtout soient conscients des sacrifices qu’ils ont faits pour le pays. »

Des leçons pas assez détaillées, notamment faute de manuel d’histoire, c’est aussi l’avis d’Elodie, étudiante en marketing : « Il y avait une ou deux pages sur mars 1947 dans nos cahiers mais ici on voit toutes les armes que les combattants ont utilisées, comment ils se sont organisés et maintenant je me rends compte qu’ils se sont vraiment battus pour libérer notre pays. »

Deux cérémonies officielles de commémoration ont lieu vendredi, l’une dans la capitale et l’autre à Moramanga, ville où a éclaté la révolte et où plus d’une centaine de Malgaches enfermés dans des wagons ont été fusillés par l’armée française.

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