Gambie: «le grand braquage gambien» sous Yahya Jammeh dévoilé

L'entrée du palais de Yayah Jammeh à Kanilaï.
© RFI/Claire Bargelès

Sous le régime de Yahya Jammeh, l’équivalent d'au moins 360 millions de dollars a été soustrait aux caisses de l'Etat via un système de corruption et de transactions financières complexes, d’après un rapport au gouvernement. Dans le même temps, un consortium de journalistes d'investigation raconte comment l'ancien chef de l'Etat et ses proches ont détourné énormément d'argent public.

En 22 ans, Yahya Jammeh et son cercle rapproché auraient détourné au moins 975 millions de dollars, selon l’Organized crime and corruption reporting project (projet de signalement du crime organisé et de la corruption), qui publie  « le grand braquage gambien », une enquête sur le régime Jammeh.

Plus des deux tiers de cette somme seraient issus de fraudes au niveau de la compagnie nationale de télécoms et de revenus illicites obtenus grâce à la vente de bois. L'enquête de ce consortium de journalistes affirme par ailleurs que l'ancien président a utilisé la Banque centrale de Gambie comme sa caisse noire personnelle, à laquelle il a eu un accès illimité.

►À relire aussi : Sous Jammeh, des fonds publics utilisés pour des dépenses surprenantes

Autre source de revenus, un plan d'aide au développement financé par Taiwan. Un pays dont Yahya Jammeh avait reconnu l'indépendance dès 1995, un an tout juste après sa prise de pouvoir.

Tout cet argent a permis à l’ancien chef d’Etat de maintenir un train de vie luxueux et de se bâtir un somptueux domaine dans son village natal de Kanilai, avec palace, mosquée privée et camp d'entraînement.

Des lieux, dont il ne peut plus profiter. Depuis son départ de Gambie il y a 2 ans, Yahya Jammeh vit toujours en exil en Guinée équatoriale.

Yahya Jammeh avait fait construire un zoo dans son palais, et notamment un bassin artificiel à poissons et crocodiles. © © Claire Bargelès

 

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.