Algérie: la soirée où le président Bouteflika a quitté le pouvoir

Les Algériens célèbrent la démission du président Bouteflika, à Alger, le 2 avril 2019.
© REUTERS/Ramzi Boudina

En Algérie, le président Abdelaziz Bouteflika quitte son poste de président qu’il occupait depuis 1999. Ce mardi 2 avril au soir, l'agence officielle algérienne APS rapporte que le chef de l’État a présenté sa démission au Conseil constitutionnel. Depuis le 22 février, il faisait face à une contestation populaire suite à sa décision de se représenter pour un cinquième mandat.

23h30 : ► À lire aussi : Abdelaziz Bouteflika, le long déclin du héros de la révolution algérienne

20h20 : Ancien Premier ministre, Ali Benflis, a accueilli avec joie la démission du président Abdelaziz Bouteflika auprès du Conseil Constitutionnel. Cette figure de l'opposition tient surtout à saluer le rôle joué par l'armée, qui a soutenu le peuple algérien dans ses revendications.

Il y avait une communion totale entre le peuple dans la rue et l’ANP.

Ali Benflis, ancien Premier ministre algérien
03-04-2019 - Par Bineta Diagne

23h15 : Autre figure du régime à tomber ce soir, l’ex-patron des patrons. Ali Haddad a été emmené au tribunal de Bir Mourad Raïs à Alger. Il avait été arrêté dans la nuit du 30 au 31 mars 2019 alors qu’il tentait, déguisé, de quitter le pays.

23h00 : À Alger, des témoins font état de pétards et feux d’artifices.

Il était temps qu'il le fasse. Il était temps.

Réactions des Algérois après la démission du président Bouteflika
03-04-2019 - Par Léa-Lisa Westerhoff

22h40 : Actualité oblige, l’émission Appel sur l’actualité de ce mercredi sur RFI sera consacrée aux derniers événements en Algérie. Vos réactions et vos questions nous intéressent. N'oubliez pas vos numéros de téléphone ici, en message privé, ou par mail à appels.actu@rfi.fr ou encore par #WhatsApp au 33 6 89 28 53 64 en précisant les sujets. À vos messages !

22h30 : Des rassemblements ont lieu aussi cette nuit à Constantine et à Oran.

22h15 : Le président du Sénat prend donc la tête du pays. Abdelkader Bensalah est à la tête du Conseil de la nation depuis dix-sept ans.

22h00 : Le ministre français des Affaires étrangères déclare que la France se dit confiante dans la poursuite d'une « transition démocratique » en Algérie.

21h50 : Des images diffusées sur plusieurs télévisions algériennes montrent  Abdelaziz Bouteflika en train de remettre sa lettre de démission au président du Conseil constitutionnel.

Image d'une vidéo d'Ennahar TV qui montre le président Bouteflika en train de remettre sa lettre de démission, le 2 avril 2019. © ENNAHAR TV / AFP

21h40 : La Une du journal algérien francophone El Watan de ce mercredi 3 avril 2019.

Une du journal «El Watan» à paraître le 3 avril 2019. © DR

21h30 : La démission d’Abdelaziz Bouteflika prend effet ce soir. Il n’est donc officiellement plus le président de l’Algérie.

21h15 : Nouveau témoignage en provenance d’Alger. Pour ce manifestant, il faut attendre de « voir les réactions des ministres ».

21h00 : Pour les Algériens, le combat n’est pas terminé. C’est en tous les cas l’avis de ce manifestant croisé ce soir à Alger : « C’est une victoire pour la population algérienne mais la guerre restera toujours longue. Nous, on compte changer le pouvoir pour changer le quotidien des Algériens. Il faut un changement de responsables et de tout ce qui est politique en Algérie. »

Des étudiants algériens agitent un drapeau national alors qu'ils participent à une manifestation contre le gouvernement en place à Alger, le 2 avril 2019. © Ryad Kramdi/AFP

20h45 : Voici le texte de la lettre que le président Bouteflika a adressée au Conseil constitutionnel. Elle a été publiée par l'agence de presse algérienne officielle APS, citant un communiqué de la présidence de la République : « J'ai honneur de vous notifier formellement ma décision de mettre fin au mandat que j'accomplis en qualité de Président de la République, à partir de ce jour, mardi 26 Radjab 1440, correspondant au 02 avril 2019.

Cette décision que je prends en mon âme et conscience est destinée à contribuer à l'apaisement des cœurs et des esprits de mes compatriotes, pour leur permettre de projeter ensemble l'Algérie vers l'avenir meilleur auquel ils aspirent légitimement.

Cette décision procède de mon souci d'éviter que les excès verbaux qui marquent malencontreusement l'actualité ne dégénèrent en dérapages potentiellement dangereux pour la protection des personnes et des biens qui relève des prérogatives essentielles de l'État.

Dans le même temps, cette décision se veut l'expression de ma foi en une Algérie fière et digne, tenant son rang et assumant pleinement ses responsabilités dans le concert des nations.

Dans cette perspective, j'ai pris les mesures appropriées, dans l'exercice de mes prérogatives constitutionnelles, pour les besoins de la continuité de l'État et du fonctionnement normal de ses institutions durant la période de transition devant mener à l'élection du nouveau président de la République.

Dieu, Le Tout-Puissant, m'est Témoin des initiatives que j'ai prises, des actions que j'ai menées, des efforts que j'ai déployés et des sacrifices que j'ai consentis pour être à la hauteur de la confiance dont mes compatriotes m'ont honoré, œuvrant sans relâche pour consolider les bases de l'unité nationale, de l'indépendance et du développement de notre cher pays ainsi que pour promouvoir la réconciliation avec nous-mêmes et avec notre identité et notre histoire.

Je souhaite tout le meilleur au peuple algérien. »

20h30 : Témoignage d’une jeune femme dans la foule des manifestants à Alger : « C’est enfin de la joie. On s’était sentis humiliés et là, on reprend confiance. On est heureux même si c’est un premier pas. C’est un premier pas, parce que ça ne répond pas à toutes nos revendications, c’était juste une de nos revendications. Il faut que tout le système change. »

20h20 :Des jeunes gens sont sortis dans les rues et agitent des drapeaux algériens dans le centre-ville de la capitale, là même où a commencé la contestation.

20h00 : Première réaction internationale venue de Washington. « Il revient aux Algériens de décider comment gérer la transition » post-Bouteflika, a déclaré le porte-parole de la diplomatie américaine, Robert Palladino.

19h45 : Cette annonce intervient après un communiqué de l'armée algérienne qui disait ne pas reconnaître celui de la présidence annonçant, la veille, la démission d'Abdelaziz Bouteflika avant le 28 avril. L'armée demandait, elle, l'application immédiate de l'article 102 de la Constitution sur la mise en place du processus d'empêchement du président.

19h30 : Les premiers rassemblements ont déjà lieu dans le pays. Notamment à Alger où une foule laisse éclater sa joie.

19h15 : C’est le début d’une période de transition pour l’Algérie après vingt années de pouvoir de Bouteflika.

19h00 : La télévision nationale annonce que le président algérien Abdelaziz Bouteflika a envoyé sa démission au Conseil constitutionnel. Quelques instants auparavant, l'Agence officielle de presse avait diffusé le communiqué du chef de l'État sur son départ du pouvoir.

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