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France Mali

Un médecin militaire français tué au Mali

Hélicoptère britannique Chinook, près de la base de Gossi dans le Gourma, là où les blessés de Barkhane ont été évacués.
© O.Fourt/RFI

Un médecin militaire français a été tué au Mali à la suite « du déclenchement d'un engin explosif improvisé » au passage de son véhicule blindé, lors d'une opération de lutte « contre les groupes armés terroristes », a annoncé l'Élysée dans un communiqué mardi 2 avril.

Un médecin militaire français a été tué mardi lors d’une opération de lutte contre les groupes armés terroristes au Mali, a annoncé l'Élysée dans un communiqué. Cet officier français est décédé après le déclenchement d’un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé.

Le chef de l'État Emmanuel Macron a fait part, dans un communiqué qui ne précise pas le lieu de l'opération, de sa « très grande tristesse » et rappelle « l'entier soutien de la France au Mali et à la force des Nations unies pour la mise en œuvre de l'accord de paix » de 2015.

Le capitaine Marc Laycuras, qui relevait de la 120e antenne médicale basée au Mans et engagée aux côtés du 2e Régiment d'infanterie de marine (2e RIMa), était en opérations dans la région du Gourma, frontalière du Burkina Faso. Il a succombé à ses blessures. Un autre militaire a été légèrement blessé.

L'armée française mène depuis un an et demi, avec la force Barkhane, une série d'opérations militaires dans le Liptako, dans le nord-est du Mali, et étend désormais son action de l'autre côté du fleuve Niger, dans la zone adjacente du Gourma.

Il s'agit du 24e militaire français décédé au Mali depuis l'intervention française Serval en 2013.

■ La forêt de Foulsaré, une zone refuge pour les groupes terroristes

L'Etat-major ne précise pas l'endroit exact où a eu lieu l'explosion. Sur les réseaux sociaux, plusieurs contributeurs généralement bien informés parlent de la région de la forêt de Foulsaré, une zone refuge pour les groupes terroristes, zone bien connue de l'armée française puisqu'elle s'y est déjà déployée avec les forces maliennes et burkinabè, au printemps 2017, lors des opérations Bayard et Panga. Un soldat français du 6ème régiment du Génie avait d'ailleurs trouvé la mort à l'époque, fauché par un tir d'arme automatique à courte distance.

Mardi probablement dans la même région, c'est cette fois-ci une mine artisanale (EEI) qui a tué. C'est aujourd'hui le risque numéro 1 au Mali : ce danger est pris en compte par les soldats français qui multiplient les vérifications et les mesures de sécurité pour s'en prémunir.

Selon l'État-major, le blindé qui a été détruit ne portait pas de croix rouge permettant d'identifier une équipe médicale. L'État-major précise qu'il ne roulait pas sur un axe routier, mais qu'il empruntait l'un des multiples sentiers, qui serpentent dans cette zone de savane arborée. On ne sait pas si l'engin explosif utilisé par les terroristes avait été déposé en prévision du passage des blindés français, ou s'il était là depuis plus longtemps. Les forêts de Foulsaré et de Serma sont des zones difficiles d'accès, particulièrement pour les troupes à pied qui peinent à pénétrer dans ces épais massifs d'épineux qui par ailleurs limitent la visibilité à quelques mètres.

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