Libye: premiers bombardements aériens autour de Tripoli

Des véhicules militaires des forces de Misrata, sous la protection des forces de Tripoli, sont vus dans le quartier de Tajura, à l'est de Tripoli, en Libye, le 6 avril 2019.
© REUTERS/Hani Amara

L'offensive de Khalifa Haftar, débutée jeudi 4 avril en fin d'après-midi pour mettre la main sur Tripoli, a connu de nouveaux développements avec de premiers bombardements aériens samedi. Car les deux belligérants possèdent des avions militaires. Mais ce sont surtout les civils qui pourraient se retrouver les principales victimes.

Les combats se poursuivent maintenant dans les airs. Le camp Haftar dit avoir mené un premier raid aérien en banlieue de Tripoli. Une annonce faite sur la page Facebook du « bureau des médias » de l’Armée nationale libyenne (ANL), autoproclamée par le maréchal Haftar.

De son côté, le porte-parole des forces du gouvernement d’union nationale (GNA), le colonel Mohamad Gnounou a annoncé, ce dimanche 7 avril, le début d’une « contre-offensive » pour « purger toutes les villes » des « forces illégitimes », en référence aux troupes du maréchal Khalifa Haftar.

Auparavant, le gouvernement de Tripoli soutenu par la communauté internationale avait décrété une interdiction de vol au-dessus de la capitale et de ses environs. Une mesure prise pour faciliter le bombardement des forces armées de Khalifa Haftar. Samedi 6 avril, des attaques aériennes ont ainsi eu lieu, notamment sur la ville d’Azizyia, au sud-est de Tripoli, qui sert de point de ravitaillement aux hommes de Haftar.

L'homme fort de l'est libyen aurait donc répliqué par les mêmes moyens. Son autoproclamée armée nationale arabe libyenne possède déjà une base aérienne militaire à Wattyia, à portée de jets de Tripoli. Haftar avait également fait savoir samedi qu'il pourrait utiliser l'aéroport international, dont il vient de prendre le contrôle, comme autre base de décollage.

La mission de l'ONU en Libye (Manul) a lancé, ce dimanche 7 avril, un « appel urgent » à une « trêve humanitaire » de deux heures dans la banlieue sud de Tripoli pour permettre l'évacuation des blessés et des civils, face à l'escalade militaire des derniers jours. Mais la trève n'a pas été respectée.

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Ce sont les civils qui ont le plus à craindre de cette bataille des airs. Depuis la chute de Kadhafi et l'embargo sur les armes, les avions de chasse sont essentiellement de vieux Mig 23 russes et quelques Mirage F1 français. Surtout, les munitions à disposition ne sont pas toutes adaptées à ces avions. D'ailleurs, jusqu'ici, Haftar avait utilisé ses avions essentiellement pour des missions de reconnaissance.

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