France-Rwanda: des relations meilleures, mais pas encore normalisées

Hervé Berville salue le président Kagame, de dos, lors des commérations du génocide des Tutsis, à Kigali.
© RFI/Pierre René-Worms

Emmanuel Macron n’a pas participé, dimanche 7 avril, aux cérémonies de commémorations du génocide des Tutsis au Rwanda. Il était représenté sur place par le député français, né Rwandais, Hervé Berville, accompagné de Rémy Maréchaux, le directeur Afrique du ministère français des Affaires étrangères et deux parlementaires. Le parlementaire a été bien accueilli par les autorités, même si la méfiance entre les deux capitales n'a pas totalement disparu.

C’est avec certains égards qu’Hervé Berville, représentant personnel du président Macron, a été reçu. Témoignent ces entretiens que lui a accordés Paul Kagame, un signe que la normalisation des relations entre les deux pays se poursuit.

On notera toutefois que, dans son discours de dimanche, le président rwandais a répété cette petite phrase : « Les faits sont têtus ». Une phrase qu’il avait déjà prononcée en 2014, à l’époque en français. Une manière de signifier qu’à ses yeux, la France s’était rendue complice des génocidaires.

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Une petite pique, donc, à l’égard de Paris, suivie d’un raté. Lors du déjeuner de dimanche, le ministre des Affaires étrangères rwandais, Richard Sezibera, a oublié de citer la France, lors de ses remerciements adressés aux délégations.

Il ne le fera que dans un second temps, saluant alors le représentant personnel du président français et Bruno Le Maire, le ministre français de l'Économie, qui participait au même moment aux commémorations organisées à Paris.

Alors, simple oubli ou petite vexation ? Impossible à dire. Toujours est-il que la méfiance entre les deux capitales n’a pas encore totalement disparu et que le chemin sera long. La nomination d’un ambassadeur ne se fera pas avant au moins quelques mois et la venue d’Emmanuel Macron à Kigali pourrait ne pas intervenir avant 2021.

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