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RCA

RCA: à Obo, les Faca bien seules face à la situation sécuritaire dégradée

Le projet, encore en jachère, de gendarmerie d'Obo en avril 2019.
© Charlotte Cosset/RFI

À Obo, plusieurs évènements ont secoué la préfecture du Haut-Mbomou ces derniers mois. Le meurtre du seul gendarme présent dans la ville – un commandant de brigade – a beaucoup choqué. En plus, un certain nombre de meurtres ont eu lieu aussi en périphérie de la ville il y a quelques semaines. Des enquêtes sont en cours. Ici à Obo, seuls une compagnie de forces armées centrafricaines et un détachement du bataillon marocain des forces des Nations unies sont présents. Mais les autorités se veulent rassurantes.

Le lieutenant Alexis Benayang-Nzapa-Honyoro est le commandant de la base Faca à Obo. Il a pris la relève il y a un mois environ.

« On fait des patrouilles en véhicule dans la ville, et un peu hors de la ville, explique-t-il. Des patrouilles conjointes avec la Minusca. Dès qu’il y a des rumeurs, on se précipite sur les lieux pour rassurer la population. Notre mission, c’est de protéger la population et leurs biens. »

C’est une des seules compagnies déployées sur le territoire. « On n’est pas formés pour rester à Bangui. Nous sommes là pour la défense du territoire centrafricain. »

À la suite des derniers meurtres, beaucoup craignent les manipulations confessionnelles. Il est compliqué de déterminer qui sont les auteurs des crimes à Obo. Car la LRA, très longtemps active dans la zone, a changé de mode opératoire, explique le préfet Judes Ngayoko : « Ils se sont divisés en petits groupes et c’est comme ça qu'ils agissent ; selon notre expérience, depuis que je suis ici, ils ont changé de mécanisme. Maintenant, ils ne tuent pas mais ils cherchent de quoi manger et ils font transporter ce qu'ils volent par les prisonniers. Une fois arrivés au point de chute, ils les relâchent. Mais ils sont là toujours. Ils sillonnent la localité. »

Pas de policiers, pas de gendarmes à Obo… Difficile d’enrayer en plus la délinquance et le banditisme ici où il n’y a ni tribunal, ni prison.

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