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RCA: à Obo, les leaders religieux jouent l’apaisement pour éviter les violences

Des habitants d'Obo, en Centrafrique, devant l'hôpital de l'UPDF ougandaise, en juin 2014 (photo d'illustration).
© AFP PHOTO/MICHELE SIBILONI

En Centrafrique, de nombreuses villes ont vu éclater de très violents affrontements : Bambari, Alindao, Batangafo. Des violences souvent issues de manipulations poussant les communautés à s’affronter. Obo est sans doute l’une des seules villes épargnées du pays. Mais si le centre-ville est calme, de nombreux actes de violence ont lieu en périphérie de la ville. Une quinzaine de meurtres rien que pour le mois de février. Des actes qui semblent toucher les communautés à tour de rôle. Si bien que beaucoup craignent une escalade. Une crainte partagée par les leaders religieux qui mènent des actions pour l’apaisement et appellent au calme et à la retenue.

L’Église et la maison de l’abbé sont situées un peu à l’écart du centre-ville. Ici, beaucoup de verdure et un calme apaisant. L’abbé Yamouzoungou explique qu’il ressent un ras-le-bol général à Obo : « On se rend compte que ce soit du côté chrétien ou côté musulman, les gens en ont marre. Et il suffirait peut-être d’une petite étincelle pour que tout s’embrase, mais par la grâce de Dieu je ne sais pas moi-même, mais jusqu’ici on a réussi à endiguer cette crise. Je dis à mes fidèles de rester calmes et de chercher beaucoup plus à conserver la cohésion que d’autres préfectures n’ont pas. »

On retrouve l’imam dans le quartier commerçant. Des actions sont menées pour amener les différentes communautés à échanger entre elles. Le 30 mars dernier, une grande cérémonie a été menée conjointement par les leaders religieux.

Un acte important d’engagement explique l’imam Zacharia Hassane : « En faisant cela, nous avons démontré notre volonté d’aller vers la paix. Ici, nous recherchons la paix pour que nous puissions avoir à manger. Parce que la guerre ce n’est pas une bonne chose. Donc ses prières étaient pour la paix. Nous sommes toujours en guerre, mais c’est une guerre contre la faim. »

Des tensions qui seraient exacerbées par les nombreux déplacements de populations dans la zone. Certains voient la main de manipulateurs qui ont des intérêts à voir les conflits perdurer.

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