Tchad: l’opposant Saleh Kebzabo refuse de baisser les bras

Saleh Kebzabo, en mai 2001 (photo d'illustration).
© AFP/Desirey Minkoh

A l’ouverture du congrès de son parti, Saleh Kebzabo a dénoncé les attaques du pouvoir à l’encontre de l’opposition. Le chef de l'opposition a été déchu de son titre le 12 avril par la Cour suprême.

C’est un Saleh Kebzabo offensif qui a pris la parole mardi 16 avril, devant ses militants. Revenant sur l’interdiction du congrès du parti – qui devait initialement se tenir à Mongo – le président de l’Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR) a dénoncé un complot du parti au pouvoir, qui ne veut pas voir d’autres partis politiques œuvrer dans la partie septentrionale du pays. « Sur le coup, nous avons été pris de court, mais à Mongo, nous repartirons », promet Saleh Kebzabo.

« Idriss Déby doit comprendre que rien n’est éternel »

Abordant l’interprétation de la loi sur les partis politiques par la Cour suprême, qui l’a déchu de son statut de chef de l’opposition, Saleh Kebzabo indique qu’il s’agit d’une décision inique et rappelle que, selon la loi, le chef de l’opposition est désigné pour la durée de la législature.

« Idriss Déby doit comprendre que la politique est dynamique et au regard des évènements en cours en Algérie et au Soudan, il doit comprendre que rien n’est éternel », conclut l’opposant.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.