Sénégal: un exemple de liberté de la presse malgré le code de la communication

Assane Diagne (au centre), directeur du nouveau bureau Afrique de RSF à Dakar, aux côtés d'Arnaud Froger, directeur Afrique de l'ONG. Le 18 avril 2019 à Dakar.
© RFI / William de Lesseux

Reporters sans frontières a présenté jeudi 18 avril son classement 2019 de la liberté de la presse. Le constat est alarmant : le travail des journalistes est devenu plus contraint, d'après RSF, qui dénonce dans son rapport une « mécanique de la peur » généralisée. Le continent africain ne fait pas exception, avec toutefois d'importantes disparités selon les pays. Le Sénégal fait plutôt figure de bon exemple, classé 49e pays le plus libre du monde pour les journalistes.

Entre 2018 et 2019, le Sénégal a gagné une place dans le classement de Reporters sans frontières. Un score relativement bon, souligne Arnaud Froger, directeur Afrique de l’ONG : « Les libertés sont globalement garanties, le paysage médiatique sénégalais est pluriel et professionnel. »

« Ce que nous reprochons au Sénégal, continue-t-il, s'il y avait un bémol à souligner, c'est un code de la communication qui a été adopté et qui ne consacre pas la dépénalisation des délits de presse. Ça veut dire qu'aujourd'hui, un journaliste sénégalais, pour des faits commis dans l'exercice de ses fonctions, peut se retrouver en prison. »

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Le Sénégal est aussi le 6e pays le plus libre pour les journalistes en Afrique subsaharienne. Mais la situation pour la profession est autrement plus difficile en Mauritanie, en Guinée, ou encore au Mali. Il faut plus d’actions sur le terrain pour Arnaud Froger. Reporters sans frontières a donc décidé d’implanter un bureau à Dakar.

« C'est aussi un moyen pour RSF de s'implanter de manière plus concrète en Afrique subsaharienne avec des possibilités démultipliées en matière de plaidoyer, aller à la rencontre des autorités, se déplacer lorsqu'un journaliste est arrêté, tenir des conférences de presse ; bref, avoir un plus gros impact pour défendre et promouvoir la liberté de la presse, particulièrement ici en Afrique de l'Ouest. »

Ce nouveau bureau est ouvert depuis fin janvier. C’est le premier de l’ONG en Afrique subsaharienne.

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