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Mali

Mali: attaque contre un camp de l’armée à Guiré, dans le centre

Des soldats maliens près du camp de l’armée dans la localité de Niono, centre du Mali. (Photo d'illustration)
© AFP PHOTO / FABIO BUCCIARELLI

Au Mali, un camp de l’armée malienne a été attaqué, tôt dimanche 21 avril, dans la localité de Guiré (centre), située dans le cercle de Nara, à environ 400 km de Bamako, en direction de la frontière mauritanienne, par des hommes armés non clairement identifiés pour le moment. Onze militaires ont été tués.

Selon les témoins, vers 5h du matin ce dimanche, des hommes lourdement armés se sont dirigés à moto et à bord de véhicules vers le camp militaire de la localité de Guiré, proche de la frontière avec la Mauritanie.

Des tirs d’armes automatiques sont entendus par des habitants. Sur place, les fidèles qui se rendaient à la mosquée rebroussent chemin.

À leur arrivée au camp de Guiré, les assaillants ont mis le feu à des véhicules militaires et en ont emporté d’autres. Un témoin a expliqué à RFI qu’il avait vu des assaillants repartir avec des véhicules avec, à l’intérieur, leur engin à deux roues.

Venus du nord et de l’est du camp, les assaillants qualifiés de « terroristes » ou encore de « jihadistes » avaient visiblement un objectif précis : détruire le camp qui occupe une position stratégique. Il est situé, en effet, non loin de la forêt du Wagadou, commune au Mali et à la Mauritanie et supposée abriter les jihadistes.

On sait que la forêt de Wagadou est une forêt tristement célèbre puisqu'elle est réputée servir de refuge aux combattants des différents groupes armés, y compris jihadistes...

Ibrahim Maïga, chercheur basé à Bamako pour l'Institute for Security Studies (ISS)
21-04-2019 - Par Sébastien Duhamel

Selon le bilan du ministre malien de la Défense, onze militaires maliens ont été tués. « Les assaillants se sont retirés avec une quinzaine de morts dans leurs rangs », a-t-il indiqué, précisant que « des renforts aériens et terrestres ont été immédiatement dépêchés pour secourir les blessés, occuper le poste et procéder au ratissage ».

Samedi déjà, un casque bleu égyptien de la Minusma a été tué et quatre membres de son unité blessés par l'explosion d'une mine au passage de leur convoi sur l'axe Douentza-Boni, proche de la frontière avec le Burkina Faso. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres a condamné cette attaque visant le contingent égyptien. « Les forces de la Minusma ont répondu, tuant un assaillant et en arrêtant huit autres », a-t-il précisé.

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