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Maroc Justice

Maroc: plusieurs détenus du mouvement Hirak en grève de la faim

Nasser Zefzafi, un des leaders du Hirak, lors d'une manifestation à al-Hoceïma en mai 2017.
© REUTERS/Youssef Boudlal

Au Maroc, plusieurs milliers de personnes ont défilé dimanche dernier à Rabat en soutien aux leaders du Hirak condamnés en appel le 4 avril dernier. Les principaux responsables du mouvement de contestation, qui a agité la région d’al-Hoceïma dans le Rif en 2016-2017, ont écopé de peines allant jusqu’à vingt ans de prison. Et la société civile dénonce leurs mauvaises conditions de détention.

L'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH) dénonce, dans une lettre ouverte publiée ce mardi 23 avril, les conditions de détention des anciens membres du Hirak, le mouvement à la tête de la fronde populaire qui avait agité la région du Rif en 2016-2017. L'AMDH demande notamment le transfert urgent à l'hôpital du journaliste Rabii Ablaq, en grève de la faim depuis plus d'un mois.

L'AMDH appelle les autorités marocaines à « prendre leurs responsabilités » en urgence pour sauver la vie de Rabii Ablaq, incarcéré dans une prison de Tanger. L'ancien journaliste, condamné à cinq ans de prison ferme, a cessé de boire et de s'alimenter depuis plus d'un mois. Il serait aujourd'hui entre la vie et la mort.

Les familles à la tête de la contestation

D'autres membres du mouvement de protestation rifain ont également entrepris une grève de la faim le 8 avril, après la confirmation en appel de condamnations allant jusqu'à vingt ans de prison. Nasser Zefzafi, le leader emblématique de la contestation, s'était cousu les lèvres au lendemain de ce verdict. Il a, depuis, cessé de s'alimenter avec plusieurs de ses codétenus.

Toujours très mobilisées, leurs familles dénoncent le « renforcement des mesures de sécurité dans les cellules ». Au début du mois, les anciens membres du Hirak ont été transférés loin de leurs proches, dans plusieurs prisons du nord du Maroc. Pour les militants qui réclament leur libération immédiate, ces hommes doivent être considérés comme des « prisonniers politiques » du pouvoir marocain.

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