Afrique du Sud: la commission électorale craint de possibles cyberattaques

En vue de l'élection présidentielle, la commission électorale sud-africaine craint particulièrement les possibles cyberattaques (image d'illustration).
© ©REUTERS/Kacper Pempel

L’Afrique du Sud se rend aux urnes la semaine prochaine pour élire son prochain président. Le grandissime favori est Cyril Ramaphosa, le candidat de l’ANC, qui est crédité de plus de 50% des intentions de vote. La commission électorale a dévoilé jeudi 2 mai ses démarches pour assurer la bonne tenue des élections et pour éviter les risques de manipulation. L’institution craint particulièrement les éventuelles cyberattaques.

La commission électorale sud-africaine assure vouloir éviter des scénarios comme aux Etats-Unis et au Nigeria, où la déstabilisation est venue d’internet et des réseaux sociaux.

La commissaire Nomsa Masuku craint les cyber-attaques. Elles sont en effet en hausse de 22% dans la nation arc-en-ciel depuis l’an dernier. On ne compte pas moins de 13 000 piratages informatiques tous les jours en Afrique du Sud.

La commission électorale propose une plateforme virtuelle pour surveiller les éventuels agents de désinformation sur les réseaux sociaux. Et un travail main dans la main avec les autorités du pays, aussi bien la police que les renseignements.

A en croire certains partis politiques, le risque d’attaque le plus élevé serait lors de l’annonce des résultats dans le centre électoral national, qui se fait de façon informatique.

Mais la commissaire Masuku se veut rassurante. « L’Afrique du Sud est chanceuse, car même si nous nous faisons pirater, nous pourrons toujours reproduire les résultats avec les bulletins en papiers », a-t-elle déclaré. Hors de question selon elle de couper internet le jour du scrutin car « ce serait une violation directe de notre liberté d’expression ».

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