Congo: un groupe d'étudiants expulsés de Cuba rentre au pays

Les ministres ont reçu les parents des étudiants congolais qui rentrent au pays, le 7 mai à Brazzaville: Zéphirin Mboulou, ministre de l'Intérieur (G), Jean-Claude Gakosso (Affaires étrangères) et Bruno Jean-Richard Itoua (Enseignement supérieur).
© RFI/Loicia Martial

Quelque 142 étudiants congolais sont pointés du doigt pour avoir mené, courant mars, un violent mouvement de revendications de bourses ou sélectionnés pour cumulation de mauvais résultats, vont être expulsés de Cuba où ils étudiaient la médecine. Quatre membres du gouvernement ont rencontré leurs parents mardi 7 mai à Brazzaville pour leur assurer des dispositions prises en vue de leur rapatriement.

Ces étudiants représentent moins de 10% de tous les effectifs estimés à 2 103 apprenants congolais en terre cubaine.

Le ministre de l’Intérieur, Raymond Zéphirin Mboulou, a assuré que les conditions sécuritaires de leur retour seront garanties et qu'ils seront remis à la disposition de leurs parents dès leur descente de l’avion.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso, a déploré le fait que ces étudiants rentrent sans avoir décroché leurs diplômes. « C’est un déshonneur pour les familles », a-t-il dit.

La liste de ces étudiants n’a pas été dévoilée pour des raisons avancées par le ministre de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean-Richard Itoua : « Pour l’instant, nous ne souhaitons pas publier la liste, parce que chaque jour nous continuons à discuter avec nos amis, nos partenaires de ce pays frère qu’est Cuba. Et, de temps en temps, nous réussissons à avoir leur compréhension. Donc, il est possible demain matin que nous réussissons à les convaincre de retirer de ces 142 (étudiants qui vont être renvoyés, NDLR) deux, trois, quatre, cinq ou six noms », a-t-il expliqué.

Le ministre a annoncé que leur réorientation sera garantie.

Les parents des étudiants, quant à eux, ont demandé pardon aux gouvernements congolais et cubain pour le comportement peu exemplaire de leurs enfants.

À l'origine de l'affaire, un mouvement de protestation lancé fin mars par des étudiants congolais à Cuba pour attirer l'attention sur le non-versement de leurs bourses par l'État congolais depuis plus de vingt mois.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.