Madagascar: le SeFaFi dresse une radiographie de la justice malgache

Des magistrats et les greffiers rassemblés devant le palais de justice d'Antananarivo, Madagascar, le 28 septembre 2017 (Image d'illustration).
© RFI/Laetitia Bezain

À Madagascar, le SeFaFI, l’Observatoire de la vie publique, a publié un communiqué intitulé une « justice limitée aux effets d’annonce » où il fait une radiographie du secteur depuis l'arrivée au pouvoir d'Andry Rajoelina. La publication vise à sensibiliser l’opinion publique sur l’importance d’une justice équilibrée et équitable, une promesse de campagne du nouveau président malgache. Or depuis l’accession au pouvoir d’Andry Rajoelina, si il y a eu signes encourageants ils doivent toutefois être suivis d’effets, selon l’Observatoire.

Le SeFaFi s’élève contre la « justice des vainqueurs », selon l’expression de la porte-parole de l’Observatoire, Annie Rakotoniaina, jointe par téléphone. L’organisation revient sur la première salve d’arrestations qui a suivi l’arrivée au pouvoir d’Andry Rajoelina.

Il y a eu celle d’Hugues Ratsiferana, le directeur général de l’Agence Malagasy de développement économique ou encore celle d’Eddy Maminirina, opérateur économique cité dans des affaires de trafics de bois de rose.

Les arrestations ne concernent pas uniquement le camp adverse à la présidence, mais l’observatoire espère qu’elles seront suivies d’effets dans le respect de la présomption d’innocence. « Nous avons besoin d'un assainissement tous azimuts », a déclaré Annie Rakotoniaina.

Le problème numéro un reste la corruption

Le SeFaFi salue par ailleurs la mise en place de nouvelles juridictions, telles que la Chaîne spéciale de lutte contre le trafic de bois de rose et le bois d'ébène, mais rappelle que le problème un numéro de la justice à Madagascar reste la corruption, il faut une justice indépendante.

Autre chantier : la mise en place de la Haute Cour de Justice (HCJ), seule instance capable de juger les chefs d’institutions, les députés ou le président de la République. Critique, Le SeFaFi propose de la supprimer, pour que citoyens et hauts dignitaires soient traités équitablement : c'est à dire mettre fin à une justice à deux vitesses.

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