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Cameroun

Cameroun: le Premier ministre en déplacement dans les régions anglophones

Joseph Dion Ngute, en février 2017.
© Hakon Mosvold Larsen / NTB Scanpix / AFP

Le Premier ministre Joseph Dion Ngute rentre, ce dimanche après-midi 12 mai, à Yaoundé, après trois jours passés dans la région anglophone de Bamenda. Il repartira mardi pour Buea, dans a province du Sud-Ouest. A Bamenda où il a multiplié les rencontres avec les autorités locales, les politiques, les chefs religieux et divers groupes sociaux, Joseph Dion Ngute a dit être porteur d'une offre de dialogue du président Paul Biya pour tenter d'enrayer l'escalade de la violence dans ces régions, en vue d'un retour à la paix.

C'est la principale annonce de ces 72 heures passées dans le chaudron de Bamenda. Joseph Dion Ngute, qui y effectuait sa première visite depuis sa prise de fonction en janvier dernier, l'a répété à satiété à ses interlocuteurs : Yaoundé est disposé à dialoguer en vue d'une résolution du conflit qui ensanglante le Cameroun anglophone depuis bientôt trois ans. Et le président Paul Biya au nom duquel il s'exprimait est ouvert à ce que tous les sujets soient débattus, à l'exclusion de la partition du pays, et donc de la sécession, a-t-il ajouté.

► Lire aussi : Cameroun anglophone: un conflit oublié, une grave crise humanitaire

Ces différentes annonces marquent une évolution notable dans la gestion de ce conflit par le gouvernement. Depuis les premières grèves des avocats et des enseignants fin 2016, Yaoundé s'est en effet montrée peu motivée à l'ouverture d'un dialogue sur les revendications exprimées par une large part de l'opinion publique anglophone, sur la question de de la forme de l'État notamment et le tabou du retour au fédéralisme. Face à ces blocages, certaines de ces revendications ont dérivé en violent conflit armé qui a déjà fait près de 2000 morts, plus de 500 000 déplacés internes et 35 000 réfugiés au Nigeria voisin.

Pressé de toutes parts par la communauté internationale, le pouvoir qui redoute plus que tout une intervention extérieure tente, à travers cette offre de dialogue, de reprendre la main face à une situation qui lui a progressivement échappé.

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