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Centrafrique

RCA: un séminaire gouvernemental sur la mise en place de la CVJRR

La CVJRR est prévue par le Forum de Bangui en 2015 et réinscrite dans l’accord de Khartoum (photo: signature d'un participant à l'accord de Khartoum à Bangui le 6 février 2019).
© AFP Photos/Florent Vergnes

En Centrafrique, la mise en application de l’accord de paix signé le 6 février dernier avance doucement. À Bangui, un séminaire gouvernemental a eu lieu lundi 13 mai concernant la mise en place de la très attendue Commission vérité justice réparation et réconciliation (CVJRR) prévue par le Forum de Bangui en 2015 et réinscrite dans l’accord de Khartoum. Il s’agissait lors de cet atelier d’« outiller les ministres » qui vont aller sur le terrain mener des consultations, a expliqué le Premier ministre. Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies Mankeur Ndiaye était aussi présent. Des consultations en vue de la mise en œuvre de la CVJRR.

Une vingtaine de ministres, dont certains issus des groupes armés, étaient présents. Le Premier ministre Firmin Ngrebada a rappelé les recommandations du Forum de Bangui et notamment la lutte contre l’impunité. Et a ainsi souligné l’importance de la création de cette commission : « À travers cela, j’entends accorder une place centrale aux victimes dans le processus de réconciliation nationale. Cette commission qui est de toute évidence en voie de création procédera entre autres à l’identification des victimes, et à la tenue d’une base de données les concernant. »

Avant la création de la commission, une grande consultation nationale aura lieu dans les sept régions du pays. Des équipes menées par des ministres doivent démarrer leur travail de terrain dans les prochains jours. Une étape cruciale, explique la ministre de l’Action humanitaire et de la réconciliation nationale Virginie Baïkoua – qui dirige le comité en charge des consultations : « C’est pour aller recueillir les attentes de nos populations dans les arrières pays. Comment ils voient cette commission, quelles périodes prendre en compte ? Les préoccupations, simplement, de toute la population centrafricaine pour donner de la légitimité à cette commission. Donc c’est important de recueillir l’avis de nos populations. Et cela permettra aussi d’avoir un outil qui répond aux attentes de tout le monde. »

Un rapport sortira de ces consultations, qui permettra la rédaction de la loi qui portera création, organisation et fonctionnement de cette commission.

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