Corruption: l’ambassade de Madagascar aux États-Unis épinglée par une enquête

Le bâtiment de l'ambassade de Madagascar à Washington (illustration).
© Embassy of the Republic of Madagascar

Plus d’un milliard d’ariary, soit 263 000 euros, ont été détournés à l’ambassade de Madagascar aux États-Unis. C’est ce qui ressort, après la clôture, vendredi 17 mai, de l’enquête menée par le Bureau indépendant anti-corruption. Ces faits remontent à 2007. Un ancien diplomate malgache et deux membres du personnel sont suspectés dans cette affaire de détournement de fonds.

« Abus de fonction », « favoritisme », « prise d’avantage injustifié », « faux et usage de faux », « trafic d’influence »… La liste des infractions dont sont suspectés trois anciens membres de l’ambassade de Madagascar aux États-Unis est longue.

Le premier concerné par cette affaire est l’ambassadeur de l’époque lui-même, indique une source proche du dossier. Il s’agit de Zina Andrianarivelo-Razafy, qui a occupé ce poste de 2002 jusqu’à son limogeage en janvier 2018. Le responsable de la comptabilité de l’ambassade et une personne soupçonnée d’avoir bénéficié d’un emploi fictif au sein de la représentation sont aussi impliqués dans ce dossier de détournement de deniers et de biens publics.

D’après les éléments de l’enquête, il y a d’abord la vente de la résidence de Madagascar à New York en 2007 puis l’achat d’une nouvelle résidence et d’une chancellerie dans des conditions douteuses, notamment en ce qui concerne la passation de marchés et l’utilisation des recettes issues de ces transactions.

D’autres infractions révélées par l’enquête font état d’une gestion suspecte de crédits alloués au remboursement de frais d’hospitalisation, de soins et de médicaments du personnel de la représentation diplomatique de Madagascar aux Nations unies ou encore de la location d’une voiture finalement immatriculée au nom d’un membre de l’ambassade à la fin du leasing.

Le dossier a été transmis vendredi au Pôle anti-corruption, chargé de lancer les poursuites judiciaires.

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