Kenya: inquiétude chez les utilisateurs de smartphones Huawei

Le Kenya est l'un des pays parmi les plus connectés d'Afrique. (Photo d'illustration)
© Getty Images

Le géant chinois des télécommunications est sur liste noire américaine. Google a, en conséquence, retiré ce lundi 20 mai à Huawei la licence de son système d’exploitation Android. Au Kenya où l'entreprise est très implantée, les consommateurs se demandent quelles seront les conséquences.

De notre correspondante,

L’affaire Huawei-Google fait grand bruit au Kenya. La presse s’empare du sujet depuis lundi et y consacre de gros titres. Et pour cause, Huawei est un acteur important sur le marché des téléphones portables avec 8% de part de marché.

Il est devancé par deux autres marques chinoises : Tecno et Infinix. Des marques très implantées au Kenya grâce aux prix imbattables de leurs produits. Et les médias kényans s’interrogent, au-delà du cas Huawei, sur l’impact que pourrait avoir cette guerre commerciale sur d’autres marques chinoises.

Huawei, leader dans le secteur des télécoms kényans

Ce conflit pourrait même ralentir le développement du pays, préviennent certains médias kényans. En effet, Huawei au Kenya ne se résume pas aux téléphones portables. Il est le plus grand fournisseur d’équipement pour les télécommunications du pays : la fibre optique pour le réseau de téléphone, la 4G, le réseau pour le paiement mobile Mpesa, très populaire. Huawei lancera également la construction d’une ville, d’un centre dédié aux nouvelles technologies, promesse de milliers d’emplois.

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Les Kényans dans l'attente

Sur les réseaux sociaux dont sont très friands les Kényans, les consommateurs interpellent Huawei : « Que comptez-vous faire ? Est-ce que vous allez nous rembourser nos téléphones ? Je n’ai pas les moyens de m’acheter un autre téléphone portable ».

La plupart des accros aux smartphones sont dans l’attente. Personne ne comprend vraiment ce qu’il va se passer concrètement, ni quand, d’autant que Huawei se veut rassurant pour les utilisateurs. L’un d’entre eux a tout de même résumé ainsi la situation : « Si on nous prive des applications mobiles, cela va tourner en guerre civile au Kenya ». De l’humour pour dire qu’il est inconcevable de priver des Kényans de leur moyen de communication.

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