Côte d’Ivoire: les usagers Huawei inquiets de la rupture avec Google

Les logos de Google et de Huawei.
© ALAIN JOCARD, CHRISTOF STACHE / AFP

En Côte d’Ivoire aussi, clients et revendeurs se demandent quel sera l’avenir de Huawei sans Google. Même si la marque chinoise est devancée par d’autres : Tecno, Infinix et même Samsung. Comme les autres utilisateurs à travers le monde, les Ivoiriens sont particulièrement friands de réseaux sociaux et pourraient difficilement se passer des services de Google. Ils s'interrogent donc sur la suite de cette affaire.

Dans les dédales du marché de Treichville, la nouvelle de la rupture entre Google et le numéro deux mondial du smartphone commencent juste à se répandre. Dans la boutique de Seikou, les téléphones Huawei flambants neufs tapissent les étagères.

« Cela concerne les téléphones à venir »

Le jeune vendeur espère déjà qu’il n’aura pas de mal à écouler son stock : « Ce qu’on a vu sur le net, cela concerne les téléphones à venir. Ceux que l’on doit écouler, ils n’auront pas de problème, si le problème de Google n’est pas résolu, Huawei paye des gros clients au niveau de l’Afrique, c’est là l’inquiétude. On attend pour voir comment ils vont réagir, s’ils ont trouvé un terrain d’entente, nous ça nous arrange. »

Un peu plus loin, Cheik dit compter sur le système d’exploitation alternatif annoncé par Huawei, même s’il a des doutes sur son efficacité : « Ça va nous pénaliser. Pour l’instant, les gens disent que c’est un peu compliqué malgré qu’ils aient Android, donc s’ils vont enlever pour mettre un autre système, évidemment que ça va compliquer les choses. »

« Google Map, on s'en tape »

Comme tout le monde, Martial ne peut pas s’imaginer vivre sans ses réseaux sociaux, même s’il se voit bien faire une croix sur d’autres applications de Google : « Google Map, on s’en tape, ça permet de voir s’il y a des embouteillages au niveau de l’autoroute, mais souvent même de bouche à oreille tu sais, ton ami t’appelle, te dis mon frère il y a des embouteillages sur l’autoroute cherche une solution. »

Restent les doutes sur l’avenir des autres marques chinoises de mobile, très populaires en Côte d’Ivoire, qui pourraient être impactées elles aussi par cette guerre commerciale à l’avenir.

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