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Gabon Justice

Gabon: l'avocat de Ballack Obame dénonce ses conditions de détention

(illustration)
© © Doug Berry/Getty Images

Au Gabon, après la tentative de coup d'Etat du 7 janvier dernier, dix militaires sont toujours en détention à la prison de Libreville. Parmi eux, le lieutenant Kelly Ondo Obiang, présenté comme le chef du commando qui avait lancé un appel à un « sursaut national » après avoir pris d'assaut la radio-télévision nationale gabonaise. Quelques jours après, un des responsables du mouvement des jeunes du parti d'opposition l’Union nationale, Ballack Obame, a été arrêté à son tour, pour avoir été l'un des premiers à s'être rendu sur les lieux. Hier mardi, pour la première fois, maître Anges Nzigou, l'avocat de l'opposant, a déposé une demande de remise en liberté provisoire.

Interpellé le 21 janvier, Ballack Obame, seul civil inculpé dans le dossier, a été inculpé de complicité d'atteinte à la sûreté de l'Etat. 

Avant de demander le non-lieu, son avocat maître Anges Nzigou, demande déjà sa remise en liberté provisoire. « Ballack Obame habite à cinquante mètres de la maison de la radio aussi les premiers coups de fusil, il les entend, l'appel, il l'entend... Comme tous les Gabonais qui étaient proches de cet endroit, il s'est rendu sur place ; il a pris des photos pour les garder en souvenir, il en a publié certaines... mais ça ne fait certainement pas de lui un complice d'atteinte à la sûrté de l'Etat. Il n'y a rien dans le dossier, qui justifie qu'il ait eu une soit disant entente, soit préalable, soit postérieure avec l'équipe de militiares. Et ce n'est pas suffisant pour justifier de la détention d'une personne qui n'a que pour seul défaut d'être opposé à Ali Bongo ».

Depuis qu'il est incarcéré, Ballack Obame n'a toujours pas pu voir sa famille. Les conditions de sa détention sont inhumaines, affirme l'avocat. « Il est détenu avec quatre autres militaires dans une cellule qui n'a pas la lumière du jour. Il n'a accès ni à l'air ni au soleil ; il cohabite avec des cafards, des rats et des moustiques. Ils sont exposés à la faim et à la soif parce qu'ils n'ont pas comme les autres détenus la possibilté d'être nourris par leurs familles puisqu'ils n'ont pas accès à leur famille, en violation de la loi... »

Le juge devrait rendre sa décision au plus tard mardi prochain.

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