Gabon: François Wu s’exprime sur l’affaire du bois précieux kevazingo

Déforestation au Gabon.
© Martin Harvey/GettyImages

Au Gabon, François Wu est toujours recherché dans l'affaire du kevazingo qui porte le nom de ce bois précieux dont le trafic fait l'objet d'une enquête en ce moment, dans le pays. Cet homme d'affaires chinois est présenté par le procureur comme le principal cerveau de cette affaire. Ce sont 353 containers qui ont été saisis par la justice et qui ont ensuite disparu au port de Libreville. Depuis, 200 containers auraient été localisés dans d'autres dépôts, selon le procureur. François Wu a clamé son innocence dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, cette semaine. Il l’a redit, ce samedi 1er juin, dans une interview exclusive à RFI.

François Wu préfère ne pas dire où il se trouve actuellement. Il aurait quitté le Gabon avant que l'affaire n'éclate : « Pour l’instant, je dois quand même être prudent pour me protéger. Je n’ai pas fui. Si je décide de ne pas rentrer au Gabon, c’est tout simplement parce que, dans cette affaire, pour l’instant, j’estime que ce n’est pas vraiment un travail de la justice que les gens sont en train de faire. Il n’y a rien qui correspond à la vérité », affirme-t-il.

Selon la justice gabonaise, c'est sur le site de la société 3C transit que les 353 containers auraient disparu. L'homme d'affaires reconnait qu'il y a bien travaillé mais pas comme responsable : « Moi, je ne suis qu’un expert en conseils juridiques et traducteur. Certains compatriotes qui sont peut-être jaloux ou qui ont d’autres motifs, je ne sais pas, ont donné mon nom à la justice. Ils estiment que moi, je suis le cerveau de l’affaire. Pourtant, nulle part il y a mon nom, nulle part il y a ma signature », souligne-t-il.

François Wu dénonce de nombreuses incohérences : « Sur les 200 containers localisés au Gabon, 71 containers sont à la Sotrasgab. Je peux vous dire et bien confirmer qu’aucun container n’a un morceau de kevazingo dedans. On n’a qu’à aller vérifier. Il suffit de faire un rapport d’expertise », ajoute-t-il. L'homme est actuellement recherché par la justice gabonaise.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.