Mondial féminin 2019: les Camerounaises y croient toujours

L'équipe féminine du Cameroun avant un match amical face à la France, le 9 octobre 2018.
© Jean-Pierre Clatot/AFP

Malgré le remplacement brutal de leur coach en début d’année, les Lionnes indomptables débarquent en France avec la ferme intention de faire au moins aussi bien que lors de l’édition 2015 quand, bien que novices, elles avaient passé le premier tour. Mais gare aux Canadiennes et surtout aux Néerlandaises dans le groupe E. Présentation.

LEUR QUALIFICATION

Pour disputer leur deuxième Mondial consécutif, les Lionnes indomptables ont dû batailler. Séduisantes durant la première phase de la Coupe d’Afrique des nations 2018, elles s’étaient cassées les dents sur le Nigeria en demi-finale (0-0, défaite 4 tirs au but à 2). Le match face au Mali comptait plus que pour la 3e place de cette CAN : le vainqueur remportait, par la même occasion, le dernier billet qualificatif pour la Coupe du monde 2019 en France. Et c’est le Cameroun qui a eu le dernier mot (4-2), grâce entre autres à sa vedette Gabrielle Onguéné (voir ci-après).

LEURS FUTURS ADVERSAIRES AU MONDIAL 2019

Le groupe E s’annonce délicat pour les Camerounaises, qui ouvriront leur Mondial le 10 juin à Montpellier (19h TU) face au Canada, 5e nation mondiale au classement de la FIFA, qui compte dans ses rangs la légende vivante Christine Sainclair ; à 35 ans, l’attaquante aux 281 sélections et 181 buts va jouer sa… cinquième Coupe du monde ! Le Cameroun enchaînera le 15 juin à Valenciennes (13h TU) face aux redoutables Pays-Bas, championnes d’Europe en titre. Enfin, les Lionnes indomptables se frotteront à la Nouvelle-Zélande le 20 juin à Montpellier (16h TU). Ces Football Ferns sont impériales sur leur continent (six Coupes d’Océanie à leur palmarès, dont les quatre dernières), mais moins brillantes sur l’échiquier international.

LEUR JOUEUSE-VEDETTE

A 30 ans, Gabrielle Onguéné est un cadre de la sélection nationale. Voilà plus de onze ans qu’elle porte le maillot du Cameroun, avec lequel elle s’est classé deux fois 2e et deux fois 3e de la CAN. Lors de l’édition 2016 à domicile, ses performances lui avaient valu le titre de meilleure joueuse de la compétition. Un an plus tôt, l’attaquante, qui peut aussi jouer au poste de milieu offensif, avait également brillé lors du Mondial 2015 en marquant un but décisif qui avait envoyé son équipe en huitièmes de finale. Et c’est encore Onguéné qui a permis aux Camerounaises de se qualifier pour cette Coupe du monde 2019 lors du match décisif contre le Mali : alors que les Maliennes venaient de revenir de 0-2 à 2-2, elle avait inscrit le but décisif du 3-2 (victoire finale 4-2). En Russie, d’abord au WFC Rossiyanka (20115-2016) et désormais au CSKA Moscou (depuis 2017), la n°7 camerounaise fait des étincelles.

LES 23 POUR LE MONDIAL 2019

Gardiennes de but : Isabelle Mambingo (AS Green City Filles/Nigeria), Annette Ngo Ndom (Amazone Fap/Cameroun), Marthe Ongmahan (Awa Yaoundé/Cameroun). Défenseuses : Marie-Aurelle Awona (Dijon/France), Augustine Ejangue (Arna-Bjornar/Norvège), Estelle Johnson (Sky Blue FC/Etats-Unis), Yvonne Leuko (ASPV Strasbourg/France), Christine Manie (Nancy/France), Claudine Meffometou (Guingamp/France), Ysis Sonkeng (Amazon Fap/Cameroun). Milieux de terrain : Ninon Abena (Louves Minproff/Cameroun), Raïssa Feudjio (Tenerife/Espagne), Geneviève Ngo Mbeleck (Amazone Fap/Cameroun), Marlyse Ngo Ndoumbouk (Nancy/France), Charlene Meyong (Louves Minproff/Cameroun), Jeannette Yango (US Saint-Malo/France). Attaquantes : Michaela Abam (Paris FCF/France), Henriette Akaba (Besiktas/Turquie), Gaëlle Enganamouit (sans club), Ajara Nchout (Valerenga IF/Norvège), Madeleine Ngono Mani (CS Ambilly/France), Gabrielle Aboudi Onguéné (ZFK CSKA Moscou/Russie), Alexandra Takounda (Eclair FC/Cameroun).

LEUR ENTRAÎNEUR

Alain Djeufma Defrasne a été nommé à la tête de la sélection nationale féminine fin janvier, après le départ brutal de son prédécesseur Joseph Ndoko, peu apprécié par certaines figures de la FECAFOOT. Pendant dix ans, Alain Djeufma a été l’assistant de Carl Enow Ngachu, l’ancien sélectionneur, qui fut remplacé à l’été 2017 par Ndoko justement. Djeufma a aussi coaché plusieurs clubs au Cameroun.

LEUR BILAN EN COUPE DU MONDE

Les Camerounaises n’ont disputé qu’une seule phase finale, la dernière en 2015, au Canada. Elles y avaient démarré en trombe en écrasant l’Equateur dans le groupe C (6-0). Elles s’étaient ensuite inclinées de peu face aux Japon (1-2), avant de renverser la Suisse dans le troisième match (2-1). Deuxièmes du groupe, les Lionnes indomptables s’étaient qualifiées directement pour le tableau final. L’unique sélection africaine encore en lice dans cette phase à élimination directe s’était arrêtée en huitièmes de finale avec une défaite face à la Chine (1-0).

LA STATISTIQUE

16. Sur les 23 sélectionnées pour ce Mondial 2019, 16 étaient déjà là en 2015. C’est donc un groupe expérimenté et qui se connaît qu’Alain Djeufma Defrasne a emmené en France. La moyenne d’âge, qui dépasse les 27 ans, en témoigne. Seules les gardiennes Isabelle Mambingo, Marthe Ongmahan, la défenseuse Estelle Johnson, la milieu de terrain Marlyse Ngo Ndoumbouk et les attaquantes Michael Abam et Alexandra Takounda n’étaient pas là en 2015.

 

►Le calendrier des résultats de la Coupe du monde ici: http://graphics.rfi.fr/coupe-du-monde-feminine-france-2019-calendrier-resultats/

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